Alexandre Koomanikooa, poursuivi en Cour d’assises pour le meurtre de son épouse, a comparu devant le juge Benjamin Marie-Joseph ce matin. L’homme de loi de l’accusé, Me Neelkanth Dulloo, qui a remplacé Me Rama Valayden lors de cette séance, a indiqué que tous les documents relatifs à cette affaire lui ont été communiqués et qu’une date pouvait être fixée pour le démarrage du procès sur le fond. Me Denis Mootoo, qui représente le ministère public, a fait comprendre que le procès prendra environ deux semaines. Le procès démarrera en septembre.
Une charge de manslaughter pèse sur l’accusé. Ce dernier, peintre de profession, âgé de 32 ans, est accusé d’avoir tué son épouse Christine avec un couteau de cuisine. Les faits se sont déroulés en décembre 2008. L’accusé, qui s’était séparé de son épouse à cette époque, devait prétexter un dîner familial chez sa soeur à Curepipe afin de pouvoir se trouver en compagnie de sa femme et de ses quatre enfants. Suite à des problèmes conjugaux, Christine Koomanikooa vivait chez ses parents à Cité Barkly, Beau-Bassin. Au domicile de la soeur, alors qu’ils avaient déjà dîné, Alexandre Koomanikooa devait ordonner à son épouse de l’accompagner à la boutique et avait demandé à sa soeur de veiller sur ses quatre enfants. Le couple était parti pour un bon bout de temps, provoquant l’inquiétude de la soeur. Ce n’est qu’après quelques heures que cette dernière devait recevoir un appel d’Alexandre Koomanikooa lui déclarant qu’il avait peut-être tué sa femme et qu’il allait mettre fin à ses jours.
Le corps sans vie de Christine Koomanikooa a été découvert par la police dans une maison abandonnée située à la rue Lees, à Curepipe. Elle gisait dans une mare de sang et portait une profonde blessure au cou. Un couteau de cuisine avait été retrouvé sur place. L’autopsie pratiquée par l’ex-chef du département médico-légal de la police, le Dr Satish Boolell, a révélé que la victime a succombé à une hémorragie cérébrale.