Le procès intenté à Jayraj Sookur pour le meurtre de sa belle-fille Stacey Henrisson parvient à l’étape finale. Me Mehdi Manrakhan, Principal State Counsel, a présenté son réquisitoire ce matin. Dans un discours émouvant de plus d’une heure et demie, le représentant du DPP est revenu sur les circonstances entourant la mort de la jeune fille. Me Manrakhan a parcouru tous les événements et les actes de Jayraj Sookur précédant la mort de Stacey concluant que « it was a tedious and evil plan in action. It is the best example of a cold-blooded calculated case ». La défense procède à son closing speech cet après-midi. 
Pour la Poursuite, les témoignages en cour ainsi que les preuves présentées ne démontrent qu’une seule chose: « Jayraj Sookur est le meurtrier de Stacey Henrisson et il avait planifié son coup bien à l’avance ». Au début de son réquisitoire, Me Manrakhan a incité les membres du jury à rendre justice à Stacey par l’entremise de leur verdict. Le représentant du DPP n’a pas manqué de critiquer au passage la mère de Stacey Henrisson : « Her mother was not a model mother. Beatrice is morally culpable of what had happened to her daughter. » Revenant sur les preuves présentées durant le procès, Me Manrakhan a soutenu que la mort de Stacey ne pouvait être accidentelle.
« Le médecin légiste est venu dire en cour que Stacey portait plusieurs blessures au visage qui démontrent que le meurtrier avait usé de la force contre elle avant de l’asphyxier », a fait ressortir le représentant de la Poursuite. Et de renchérir: « Le taux d’alcool dans son sang, même plusieurs jours après sa mort, démontre qu’elle était une proie facile et qu’elle n’a pu se défendre au moment de sa mort ».
Me Manrakhan est revenu sur les autres preuves présentées en Cour compte tenu des témoignages des officiers du FSL. « Le FSL avait déclaré que les cheveux retrouvés sur la couverture, qui avait été utilisée pour enrouler le cadavre de Stacey, appartenaient à Jayraj Sookur. Son sang et son sperme avaient été retrouvés sur un drap », a affirmé le Parquet.
Pour ce qui est des dépositions de Jayraj Sookur, Me Manrakhan a déclaré qu’il a voulu faire accroire que la police l’avait brutalisé pour qu’il passe aux aveux alors que ses dépositions ne comportent que des vérités. « They contained information which have been found to be true. These information could not have been invented by DI Vally or SP Monvoisin. It could have come only from him », dit-il. Le représentant du DPP a demandé au jury d’accorder l’importance qu’il faut aux dépositions de Jayraj Sookur et de juger par eux-mêmes comment il a changé de version après pour nier les faits. « There is only one irresistible conclusion, it is that it was Jayraj Sookur who killed Stacey ». Commentant la déclaration de Jayraj Sookur du banc des accusés, Me Manrakhan dit trouver choquant qu’il ait choisi l’argument communal pour avancer que la police l’avait brutalisé. « It is desperation at its peak. As hard as he tried, his tears did not come out. At no point in time, not once did he speak of the events of the 5th May 2012 », a fait ressortir Me Manrakhan.
Selon la Poursuite, tous les éléments démontrent que Jayraj Sookur avait planifié son coup bien à l’avance. « Il a inventé le cancer de Béatrice pour l’envoyer en Inde le 5 mai 2012, a fait admettre Marysa à l’hôpital et est allé déposer son fils chez son neveu pour qu’il y passe la nuit. Il ne faut pas oublier le fait qu’il avait le même jour acheter du plastique et de la corde à Espace Maison », a soutenu Me Manrakhan. Et de poursuivre: « He knew what he wanted and what he needed. It was a tedious and evil plan in action.  It is the best example of a cold-blooded calculated case ».
Pour conclure son réquisitoire, Me Manrakhan a fait allusion au fait que Stacey Henrisson a perdu la vie à cause de ses biens. « Stacey was killed as if her life meant nothing. The bitter irony is that the persons who have inherited from her wealth are her mother and the son of Jayraj Sookur. How unjust it is that the son is already benefitting from his father’s crime », a-t-il mis en exergue en cour.