La compagnie privée qu’est la Mauritius Football  Professional League Ltd (MFPLL) est-elle un ami qui veut du bien au football mauricien? Où est-ce que ses intentions sont purement pécuniaires comme le veut toute nouvelle compagnie privée qui s’engage dans un business?  A croire le Memorandum of Understading (MOU) entre cette compagnie et la Mauritius Football Association d’une part et d’autre part entre cette même compagnie et les clubs, la tendance est plus vers la seconde question et que nous dirons que la MFPLL est un ORQUE qui va tout avaler sur son passage. Et qu’en plus, elle entraînera le football mauricien dans le cercle infernal que sont les paris (betting). Déjà avec les courses, le monde du pari engrange scandale après scandale. Notamment en raison des compagnies de betting qui ne reculent devant rien pour s’en mettre plein les poches. En retour, elle laisse des miettes aux clubs. Puisque selon la section 3 du MOU avec les clubs, le MFPLL laissera que les manches (arm sleeves) des joueurs pour placer l’image de leurs sponsors.
Mais venons au fait le plus révélateur qui va certainement caractériser ce qui pourrait être appelé la Ligue Proessionnelle à Maurice. En effet, comme indiqué plus haut, le MOU entre la MFA fait bel et bien état de l’organisation des paris sur les matchs de football de cette Ligue professionnelle.  En effet, dans l’article 8 section (iv) (football betting) on peut lire ceci:
«Prior to the introduction of any footbal-base betting service in Mauritius by The MPFL, it will Football League, and to those competition organised by MPFL seek the approval of the MFA.»
«A provisional autorisation may be given by the National Managing Committee to facilitate applications and for the necessary permits to be applied for from the relevant institutions and authorities as well as from FIFA and/or CAF»
C’est pour le moins une étrange démarche de la part de cette compagnie. En effet, alors que dans différentes sphères de la société mauricienne, des campagnes sont menées contre la prolifération des«betting shops» qui ont pignon sur rue dans les villes comme dans les villages à Maurice. Que l’État — même si la démarche est  hypocrite — à travers ni  plus ni moins que le Premier ministre, cherche à s’engager à limiter les dégâts que cause ce nouveau fléau de la société, la MPFL, elle, veut introduire cette fois les paris sur le football mauricien.
Appel au PM
Une démarche que conteste le dirigeant de la formation portlouisienne, Pointe aux Sables Mates Anoop Madhow. «J’ai lu avec la plus grande préoccupation ce matin dans la presse, la démarche de la compagnie MPFL pour introduire le betting sur notre football. C’est scandaleux que de venir proposer une telle chose, alors qu’on sait les dangers qui guettent cette discipline. Le football mauricien n’est même pas encore remis du scandale entourant l’affaire de match fixing ou des personnes aujourd’hui dirigeants de la MFA, ont été citées, que cette fois les paris seront organisés. J’espère que le Premier ministre prendra bonne note de cette démarche et je lance un appel à lui pour qu’il refuse une telle proposition», a soutenu ce dirigeant ce matin à Week-End.
La démarche de la MPFL n’est pas innocente et nous dirons même que c’est un coup bien préparé par un professionnel d’organisation des paris. Pour preuve dans son MOU avec la MFA, la compagnie de George Chung prend le soin d’assurer que sa compagnie ait les droits exclusifs en vertu du Copyright Act de 1997 sur tous les fixtures et football date de ce championnat professionnel et de toutes les compétitions qu’elles organisent. En plus, la section 9 du MOU précise que ces données (data) peuvent être à la fois sous la forme électronique ou sous la forme écrite.
Ce point nous rappelle bien étrangement les nombreux procès qui sont devant les juges en Cour suprême engagés par la compagnie Sports Data Feed Ltd (SDFL) contre les compagnies de betting à Maurice. des procès qui sont aussi entourés d’un autre épais dossier «de tentative de corruption» de deux secrétaires de juge. Le ministre des Sports, Devanand Ritoo que Week-End a interrogé hier matin sur l’arrivée du pari sur le football mauricien a été pour ainsi dire pris au dépourvu.
«Il est vrai qu’à un certain moment, mention avait été faite de l’organisation des paris sur le football mauricien, mais c’est une idée que nous avons repoussée pour l’heure. Car notre priorité est le lancement d’une ligue professionnelle de football à Maurice. Mon ministère a une réunion lundi avec les promoteurs et nous allons rediscuter de cette question», a promis le ministre Devnand Ritoo.  Il va sans dire que si le betting est organisé autour du football local, il sans dire que ce sera le jackpot pour la MPFLL quand on sait l’engouement des Mauriciens pour les paris en tout genre.  
Autre preuve que cette compagnie privée ne vient pas faire de la charité, même si le président de la MFA, Samir Sobha a affirmé à qui voulait l’entendre vendredi que George Chung «pé mettre 65 millions roupies dans sa compagnie là et même si nous pas koné si li pour marche l’année prochaine a nous essayer». En effet, l’orque qu’est la MPFLL va tout empocher sur son passage. Y compris  sur (1) l’argent que les clubs vont obtenir de leurs sponsors, (2) les droits publicitaires dans les stades même que ces derniers appartiennent à l’Etat, (3) sur la vente des droits de télévision, (4) sur les droits des paris, (5) 50% des transferts d’un joueur et la MPFLL ne fera pas de crédit, car la somme qui lui revient de tout transfert sera déduite du budget alloué par la compagnie dudit club, (6) le droit de vetto sur la sélection des sponsors logo sur les survêtements et équipement technique et, last but not least, cette compagnie aura l’exclusivté sur les droits «over sponsorship monies contributed by gouvernement agencies».
En retour, la compagnie n’ accordera qu’un maximum de Rs 4.5 millions pour la première année. Cependant, ces droits que récaleme la MPFLL soulèvent des questions comme la légalité pour agir comme agent des joueurs. Autant que nous sachions pour pouvoir réclamer un pourcentage sur le transfert d’un joueur et encore négocier la prime sur un transfert il faut être accrédité officiellement comme agent de joueur par la FIFA. Officiellement, personne à Maurice ne dispose d’une telle licence et encore moins la MPFLL.
Selon notre information et qui a été confirmée par l’ex-président de la MFA, Vinod Persunnoo s’il y a eu effectivement unanimité vendredi par les délégués présents sur l’introduction d’une ligue professnnelle à Maurice. Par contre, le MOU n’a pas été adopté en raison justement des questions qui ont été mises en avant. Mais surtout sur l’argument des statuts de la MFA et la FIFA. Comme les statuts de la MFA ne sont pas reconnus par le Registrar of Associations, il existe donc toute la problématique de reconnaissance des actions du quatour Sobha – Chung- Vuddamalay – Lallmohamed.