La Mauritius Family Planning and Welfare Association (MFPWA), en collaboration avec le club Rotary de Beau-Bassin/Rose-Hill, a organisé récemment un atelier de travail d’une journée à l’intention des élèves de la Mont Roches Training School sur le thème de la santé sexuelle et reproductive. La démarche est de les sensibiliser et les protéger contre les maladies sexuellement transmissibles et les abus sexuels.
Selon Vidya Charan, Executive Director de la MFPWA, les jeunes passent actuellement par une période de « storm and stress ». Les nombreux cas de violence parmi eux, de même que le VIH, la toxicomanie, les grossesses précoces et les abus sexuels en témoignent. « Nous leur parlons de ces problèmes et nous les encadrons pour qu’ils ne deviennent pas des victimes », dit-elle. Mme Charan estime que ces jeunes possèdent de très bonnes qualités qu’il faut revaloriser pour les faire devenir des citoyens responsables. « Si nous ne le faisons pas, ils vont tomber dans le mauvais chemin et le pays perdra des gens de valeur », ajoute-t-elle.
Lors de cet atelier, les animateurs ont appelé ces jeunes (filles et garçons) à bien choisir leurs amis et à savoir prendre les bonnes décisions dans la vie. « Le pays a besoin de leur soutien pour se développer », fait-elle ressortir. Pour les aider, la MFPWA a mis en place un service d’écoute par rapport à la santé sexuelle et reproductive où des préposés de cette organisation se rendent dans cette école pour écouter les jeunes sur leurs problèmes d’ordre sexuel et familial. « Nous leur donnons des informations au sujet des maladies sexuellement transmissibles et les précautions à prendre vu que le nombre de cas de grossesses précoces est en hausse », indique l’Executive Director de la MFPWA. Ces jeunes sont classés par la MFPWA en trois catégories — EVA (Especially Vulnerable Adolescents), MARYP (Most At Risk Youth Population) et MARA (Most At Risk Adolescents).
La Mont Roches Training School accueille 168 élèves venant de Bambous, Le Morne, Quatre-Bornes, Vacoas, Curepipe et Petite-Rivière et qui ont échoué aux examens du Certificate of Primary Education (CPE) en deux occasions. « Ils suivent des cours de PreVoc dans des collèges pendant trois ans avant de venir chez nous où ils apprennent six sujets techniques dont l’électricité, la mécanique, la cuisine, ainsi que l’anglais, le français et les mathématiques. Les examens ont lieu deux fois l’an, en juin et en décembre », indique Mario Rassou, responsable de l’école. De 70 à 80 % des élèves réussissent à ces examens. « Notre école accueille beaucoup d’enfants pauvres et des late developers », fait-il ressortir.