Récemment fait citoyenne d’honneur du district de Grand-Port, la directrice exécutive de la Mauritius Family Planning and Welfare Association (MFPWA), Vidya Charan, dit reconnaître que le travail social est difficile « car il faut beaucoup d’efforts pour aider les gens ». Il faut toujours, ditelle, penser aux gens qui vivent dans la souffrance, dans la pauvreté, dans la déception, dans la maladie et qui connaissent aussi des problèmes familiaux et sociaux.
Vidya Charan se dit heureuse de constater que son travail au niveau social, sa contribution dans le domaine de la planification familiale, de la promotion et de l’autonomisation de la femme, des droits des enfants ont été reconnus par des instances locales. « Cela devrait m’encourager d’abord, et ensuite, les autres aussi à s’engager davantage dans ce domaine », faitelle ressortir.
De par son expérience de nombreuses années dans le domaine, la directrice exécutive de la MFPWA reconnaît qu’il faut travailler sans relâche pour aider les gens et « sans rien attendre en retour ». « Il faut travailler sincèrement en vue d’aider au changement dans la vie de certains de nos compatriotes ou défavorisés de notre société. On obtient alors une satisfaction interne », ajoute notre interlocutrice. Vidya Charan indique qu’à la MFPWA, les employés travaillent « sincèrement, malgré le manque d’infrastructures ». « Nous sommes à la disposition du public avec le peu de ressources que nous avons », ajoutet- elle.
Parlant de son expérience au niveau du planning familial, Vidya Charan se réjouit que l’autorité locale de Grand-Port ait reconnu sa contribution au niveau de la santé sexuelle et reproductive et également sa démarche de faire comprendre aux jeunes et aux couples le concept de planification familiale. Vidya Charan travaille également beaucoup au niveau africain en aidant les organisations de planification familiale sur le continent à offrir les meilleurs services à leurs populations. Souvent, elle est sollicitée pour agir en tant que personne-ressource au niveau africain dans différents domaines, dont l’éducation sexuelle, les droits des enfants et la responsabilisation des jeunes dans le domaine de la santé sexuelle et reproductive.
Le travail social ne s’arrête pas au niveau du planning familial ou de la pauvreté, ajoute Vidya Charan. Il se poursuit au niveau communautaire, au niveau de l’environnement et de la religion et dans tous les aspects qui touchent à la vie communautaire dans le pays. « Il nous faut beaucoup de solidarité sur ces plans, d’autant plus que la population est en train de vieillir, les jeunes grandissent et les conditions socio-économiques ne sont pas les mêmes dans le pays », fait-elle ressortir, avant d’estimer qu’il y a de nombreux défis à relever dans le pays « maintenant et dans les années à venir ».
À l’heure de Facebook et d’autres réseaux sociaux où l’information va très vite, et vu le niveau de développement atteint par Maurice, « nous sommes appelés à revoir la façon dont nous offrons certains de nos services à la population », dit-elle. « Le monde va vite, les gens ont de grandes attentes et nous sommes appelés à devenir plus professionnels dans notre travail ».