Pendant une heure hier soir, les artistes du Mahatma Gandhi Institute (MGI), des centres culturels marathi, tamoul, télégou et chinois et de l’Indo-Mauritian Catholic Association, ont présenté le spectacle, en huit scènes, Paradise on Earth, pour célébrer la fête de la lumière. Les spectateurs ont ainsi pu entendre Divali chanté dans quasiment toutes les langues présentes sur le territoire mauricien.
C’est le traditionnel allumage des lampes qui a ouvert ce ballet. Le rideau s’est levé sur un ange évoquant la fête de la lumière, qui exprime son voeu d’aller à la découverte des différentes communautés célébrant Divali, chacun leurs façons, tout en y conservant son essence. Outre le jeu de scène de l’ange, qui est ensuite rejoint par d’autres, une projection d’images sur l’écran de fond a permis au public de situer le pays sur la mappemonde et, ensuite, de le retrouver à travers ses paysages montagneux et le déferlement d’images de bâtiments illuminés par des guirlandes et lampes en terre cuite.
La première scène était dédiée à la vénération, en sanskrit, de Lakshmi, déesse de la prospérité, de la pureté et de la générosité, et symbole de la beauté, de la grâce et du charme. Les artistes du MGI ont dépeint les préparatifs en bhojpuri, suivi par les danseurs du centre culturel tamoul. La troisième scène, décrivant la victoire de la lumière sur l’obscurité, était présentée sous forme de séga par les membres du REM Dance Group pour évoquer l’expérience chrétienne du Divali à Maurice. Ils ont précédé le groupe du centre culturel marathi. Les artistes du centre culturel chinois, accompagné de quelques membres du REM Dance Group, ont ensuite proposé un morceau avant de laisser la place aux danseurs de la communauté télégoue. Les artistes du MGI sont revenus sur scène pour un chant en ourdou pour parler de la lumière de Divali, « qui rapproche l’être du Divin à travers ses bonnes actions ». Au moment de la fin, en apothéose, les artistes sont tous montés sur scène, formant des grands groupes, pour dépeindre une fête où se mêlent langues, pas de danse et costumes traditionnels…
Paradise on Earth est une conception de Putanjani Mungar-Purgus, responsable de l’école des Arts du spectacle du MGI. Son objectif : démontrer le vivre ensemble des Mauriciens issus de différentes communautés. Lors de son intervention, au début du spectacle, le ministre des Arts et de la Culture, Mookhesswur Choonee, a souligné que les aïeuls des Mauriciens venus des différents pays ou États indiens avaient su préserver leurs traditions, malgré les difficultés rencontrées. Selon lui, aujourd’hui, « la célébration de Noël, d’Eid-Ul-Fitr, du Nouvel An Chinois et de Divali, sur le plan national, a permis à Maurice d’entrer de plain-pied dans le monde moderne, tout en gardant un lien dans la tradition, qui demeure un socle pour le pays ». Bijaye Madhoo, le directeur du MGI, a, lui, déclaré que « Divali est synonyme de partage et est l’occasion d’oublier le passé et d’aller de l’avant ». Le spectacle a pris fin avec une distribution de gâteaux.