Artibiotic est la présente expo que propose le MGI. Elle met en lumière les créations des élèves en Beaux-Arts de l’institut. Jusqu’au 29 septembre, près d’une centaine de travaux sont visibles dans les diverses salles de l’école à Moka.
L’art est à la fois maladie et remède. Avec Artibiotic, les élèves de l’école des Beaux-Arts du MGI auscultent l’art sous toutes ces facettes. Le diagnostic se dévoile sous des formes éclectiques. De reproductions de grands maîtres issus des travaux pratiques en classe aux compositions personnelles, à la fois classiques et contemporaines, Artibiotic se veut une vitrine sur le potentiel artistique de la prochaine cuvée de plasticiens d’ici. “Nous sommes des accros à l’art; nous vivons de ça. Nous sommes parfois dépendants de lui. C’est une relation claire/obscure”, avancent Evita Fakun et Camela Tèche, deux exposantes.
Cette exposition concerne des étudiants en Fine Art et en Digital Art. Ils s’unissent pour analyser l’art. Un moyen pour eux de dévoiler les possibilités qu’offre le monde de la création sur toile, en installation, en sculpture et sur l’écran. Une salle entière est dédiée à l’art du multimédia. C’est un éventail de créativités qui se dévoile au public. L’expo brasse large sans devenir lassant et permet de découvrir ce qui se concocte derrière les murs de cette institution.
Pour populariser cette manifestation visuelle, les étudiants préparent un happening sur la passerelle de l’université de Maurice, ce 26 septembre. Une page Facebook a même été créée pour promouvoir l’événement. Car même si l’école des Beaux-Arts du MGI se trouve à quelques mètres de l’université, bon nombre à l’UOM ignorent ce qui se fait à l’institut. “Quand nous disons que nous sommes en Fine Art, ils comprennent : finance”, ironise Evita Fakun…