Depuis vendredi soir, le Mahatma Gandhi Institute accueille Tikoulou et le Souffle magique. Préparé pendant plus d’un an, ce spectacle de chant et de danse a su conquérir le public par son décor, sa magie et la performance des artistes.
Des personnages créés par Henry Koombes, un scénario signé Bertrand d’Unienville, une musique de Richard Beaugendre, des chorégraphies d’Eva Caillé et Thabo Legrand, un décor d’Émilien Jubeau et des créations lumière de Christopher Essoo… Tikoulou et le Souffle magique permet au public mauricien de découvrir nombre de talents cachés de Maurice. On retrouve ainsi sur scène David Duruth et Jazzy Christophe dans le rôle de Tikoulou, Emilio Ferry et Ryan Pynam dans celui de Gromarto, Joachim Calotte dans celui de Matapan, Mayline Lai Cheong dans celui de Kasskott, Torin Karidi dans celui de Marilou-Fée, de même que les comédiens Sandrine Raghoonauth et Jake François, respectivement dans les rôles de Grand-mère Minette et M. Lafleur, et finalement, le guitariste Emmanuel Desroches dans celui de Ton Palab, qui lors de ses différents passages a réalisé un sans-faute, dans ses performances vocales et scéniques. Il faut également saluer la performance de Kurty Geneviève dans la peau du chien Dimoune. Mentionnons aussi la musique créée par Richard Beaugendre, les magnifiques décors d’Émilien Jubeau et les costumes de Florence Draschler.
Il faut saluer la participation des enfants de Mahébourg du centre Espoir Éducation, exclus du cycle scolaire, qui ont participé à la réalisation d’éléments du décor pour le spectacle en dessinant, peignant et découpant des formes végétales en bois, et en fabriquant des objets à partir de matériaux de récupération.
Le spectacle raconte le départ en vacances de Tikoulou. Le jeune garçon se réjouit de partir chez sa grand-mère Minette, une vieille dame un peu fantasque qui possède un jardin magique. Il y fait la connaissance de Marylou-fée et la suit dans une mystérieuse chasse au trésor. Si l’histoire fait rêver, on relève un petit bémol au niveau du fil conducteur, avec une absence de lien entre chaque scène faute d’une partie plus narrative. Il est aussi dommage de ne voir apparaître Tikoulou qu’une trentaine de minutes sur l’ensemble du spectacle. Mais ces petits points n’ont en aucun cas gâché la magie de Tikoulou et le Souffle magique, qui sait faire vivre en l’espace d’une soirée le personnage mauricien des bandes dessinées de Henry Koombes.