Notre invité de ce dimanche est monseigneur Jean-Maurice Labour, le vicaire général du diocèse de Port-Louis. La première partie de cette interview, réalisée vendredi matin, est consacrée aux dernières déclarations du Pape François et à son action, sa « révolution » au sein de l’église. Dans la dernière partie, Jean-Maurice Labour, qui est également un observateur averti de la société mauricienne, aborde des questions d’actualité politique.
 
À suivre les récentes déclarations du Pape François, on pourrait avoir le sentiment qu’il est bien décidé, sinon à révolutionner l’église catholique, tout au moins à donner un sérieux coup de balai aux dogmes et idées reçues du catholicisme. Vous partagez ce point de vue ?
J’estime que le Pape François est en train de mener une révolution interne au sein de l’église. Cette révolution a commencé depuis les résolutions du concile Vatican II, mais c’est aujourd’hui qu’elles sont mises en pratique. Il fait aboutir de grandes idées qui traînent depuis longtemps dans l’église, depuis le Pape Jean XXIII, l’église peuple de Dieu, la collégialité, la décentralisation. Disons que des poussières de vieilles pratiques ont empêché que ces idées soient mises en pratique avant l’arrivée de François 1er, pasteur et homme de communication.
 
Comment expliquer que ces grandes idées n’aient pas pu être mises en pratique depuis cinquante ans ? La résistance à la nouveauté était aussi forte au sein de l’église ?
C’est un fait qu’il faut reconnaître. Mais il faut aussi dire que les Papes précédents ont commencé des choses. Benoît XVI, par exemple, a fait face à la question de la pédophilie, du scandale financier au Vatican, aux fondamentalistes au sein de l’église. Il a quand même jeté les bases de l’action que poursuit François. Ce dernier a institué, popularisé la culture du débat au sein de l’église. Avant, il y avait certains sujets qu’il ne fallait pas aborder. Aujourd’hui, le Pape François dit : soyez libres, n’ayez pas peur de parler.
 
Autrement dit, il n’y a plus de sujets tabous au sein de l’église ?
Exactement. Le Pape François a introduit dans le synode des heures de discussions libres. Il a également désacralisé le parole du Pape en disant ceci lors de son exhortation apostolique : « un Pape n’a pas à donner son opinion sur tout, il ne peut pas avoir une opinion finale sur tout »…
 
Et quid de l’infaillibilité du Pape alors ? François 1er serait enn lepap perdi bann ?
En Italie, ceux qui sont absolument étonnés de son attitude se posent la question : quand est-ce qu’il va commencer à faire le Pape ? Depuis le départ, il casse tout. Quand il est élu Pape, au lieu de bénir les fidèles pour la bénédiction urbi et orbi du haut de sa fenêtre du Vatican, il a demandé aux fidèles de prier pour lui.
 
N’est-ce pas une excellente stratégie de quelqu’un qui maîtrise parfaitement les outils de la communication, ce qu’est le Pape François ?
Il maîtrise la communication, certes. Mais je ne crois pas que cela faisait partie d’une stratégie. Il est comme ça. Il est naturel et dit ce qu’il pense.
 
Comment l’appareil d’état du Vatican, habitué à une autre manière de fonctionner, accueille-t-il ce Pape qui casse les codes établis et risque de faire s’écrouler l’église traditionnelle ?
Il est probable que ce n’est pas la satisfaction dans les officines du Vatican. Mais au niveau où je suis, ce Pape est accueilli comme un souffle de printemps long overdue. On attendait ce bon vent de réforme, voire de révolution. Les questions que se posaient le peuple de dieu arrivent enfin au Vatican.
 
Peut-on dire qu’au lieu de se contenter de réciter les dogmes, le Pape François essaie de comprendre le quotidien et le vécu du catholique ?
Exactement. Il a écrit : une excessive centralisation au lieu d’aider complique la vie de l’église et sa dynamique missionnaire.
 
Mais votre Pape est un marxiste !
C’est un Américain du Sud, nourri par la théologie de la libération, autrefois rejetée par Rome sous prétexte qu’elle était à relent marxiste. Le Pape François vient de cette église d’Amérique latine, qui représente la plus grosse population catholique du monde, avec tous les combats qu’elle a menés. Il faut tenir compte de cela. Il a également écrit : « La pastorale en termes missionnaire exige d’abandonner le confortable critère pastoral du on a toujours fait ainsi. J’invite chacun à être audacieux et créatif dans ce devoir de repenser les objectifs, les structures, le style et les méthodes évangélisatrices de leurs propres communautés. » Il a également dit que « tout ce qui est nouveau n’est pas nécessairement mauvais ».
 
Êtes-vous totalement d’accord avec tout ce que fait et dit le Pape François ? Comme une groupie adule la rock star ?
Ce n’est pas tout à fait la même chose. Cela ne fait qu’un an et demi qu’il est Pape. Dès son premier discours devant les cardinaux, avant l’élection papale, il avait annoncé ce qu’il est en train de faire. Il avait un plan qu’il a alors présenté, mais est-ce que ceux qui ont voté pour lui s’attendaient qu’il le mette en pratique ? Comme la réforme de la Curie ? Je reviens à votre question : les premiers six mois du Pape François ont été marqués par un enthousiasme délirant, mais on attend de voir si cela va aboutir dans le concret. J’ai confiance que ce sera le cas.
 
Prenons des exemples de récentes prises de position du Pape François, qui étonnent et séduisent. Il dit qu’il faut savoir pardonner à ceux qui ont commis un avortement. C’est un pas énorme par rapport à hier.
Dans un passé relativement lointain, on excommuniait ceux qui avaient commis le péché d’avortement. Mais dans une autre étape, le Pape Jean XXIII avait donné aux évêques le droit de pardonner à ceux qui avaient commis ce péché. Mgr Margéot avait donné cette permission aux prêtres mauriciens. Aujourd’hui, le Pape a étendu cette permission de pardonner à tous les prêtres. C’est effectivement un immense pas en avant. Cependant, permettez-moi de souligner que l’église ne peut pas revenir sur le fait qu’en avortant on tue un être humain. Mais elle est plus humaine et miséricordieuse dans son approche et l’accès au pardon pour que la personne ne pèche plus progresse, est plus facile, plus compréhensible. L’église est plus proche des fidèles.
 
Le Pape François est en train de créer une église plus proche des fidèles, plus humaine et moins dogmatique. Il va plus loin sur une autre question litigieuse, votre Pape, en déclarant que les chrétiens ne doivent pas procréer comme des lapins.
Mais il dit aussi, par ailleurs, qu’il faut arrêter de parler à tort et à travers et qu’une des maladies de l’église est de semer le division et la zizanie et termine en disant : « Je dis non aux pasteurs qui parlent trop et n’écoutent pas assez. » C’est vrai, et Monseigneur Piat l’a dit dans sa communication au récent synode extraordinaire, l’église a trop souvent été trop enseignante, triomphaliste, imposant sa morale en ne tenant pas compte du fidèle là où il se trouve. L’église est en train de revoir cette position et elle devient de plus en plus miséricordieuse.
 
Il aura fallu plus de 2 000 ans pour que cela soit compris ! Passons au divorce. On connaît des personnes qui sont profondément, authentiquement, catholiques et qui ont été exclues de l’église et interdites de prendre la communion, ce qui représente pour elles une profonde blessure, parce qu’elles ont divorcé. Et aujourd’hui, le Pape François vient enfin revoir cette interdiction !
C’est vrai qu’il y a à ce niveau une grande attente du côté des fidèles, mais aussi des prêtres. La question du divorce fait débat au sein de l’église et la remue au plus profond. Aujourd’hui, on peut débattre de ce sujet, avant on n’avait pas le droit de l’aborder. Aujourd’hui, la culture du débat instaurée par le Pape permet de remettre en question les affirmations les plus dogmatiques de l’église. Sur la question du divorce, l’église est divisée entre l’indissociabilité du mariage et la miséricorde. On est en train de se demander, au Vatican, si au nom de la miséricorde, dans certains cas particuliers, après un temps de discernement et de pénitence, les divorcés remariés ne pourraient pas accéder à la communion.
 
D’autant que les divorcés représentent un nombre important de catholiques.
C’est une réalité. Cela étant, il faut bien comprendre que l’église ne renoncera pas à son modèle de mariage : un homme, une femme, des enfants, la famille. Mais nous sommes en train d’en parler entre nous. C’est une révolution interne à l’église. Nous sommes en train de nous interroger, de faire notre mea culpa. Nous avons trop tardé pour faire les choses, nous n’avons pas été assez miséricordieux, mais sommes en train de changer. À la conférence des évêques de l’océan Indien, ils ont pris l’habitude, au préalable, d’écouter des personnes racontant, partageant leur expérience de vie. Lors de la dernière réunion qui vient d’avoir lieu à Rodrigues, ils ont écouté des divorcés, des divorcés remariés, des couples en ménage, une mère célibataire, différentes facettes de la famille aujourd’hui.
 
N’y avait-il pas un couple homosexuel sur la liste ?
Malheureusement, on ne pouvait pas tout faire et tout avoir.
 
Mais les évêques auraient-ils accepté d’écouter un couple homosexuel ?
Je le crois. De toutes les manières, le disciple n’est pas plus grand que son maître. Le Pape François a dit « qui suis-je pour juger un homosexuel ? » Il a ouvert la porte sur ce sujet. Même si nous pouvons garder notre idéal disant que dans l’anthropologie chrétienne dieu a créé l’homme et la femme et de leur union dépend la survie de l’espèce, les choses ont changé. Il y a une ambiguïté terrible dans l’église au niveau de la communauté chrétienne. Parfois, des prêtres et un certain nombre de laïcs un peu intellectuels avancent plus vite que le peuple de l’église. C’est ce peuple qu’il faut convertir pour accueillir les homosexuels et les divorcés. Il y a chez des couples de divorcés des valeurs chrétiennes qui ne sont pas toujours pratiqués par les autres catholiques.
 
Un mot sur l’annulation du mariage démocratisée, qui n’est plus réservé aux riches et aux élites.
Attention : le sacrément du mariage ne s’annule pas, il est déclaré nul sous certaines conditions et après un procès. On déclare qu’un mariage n’a jamais existé parce que les conditions essentielles n’étaient pas réunies.
 
Comment peut-on dire que les conditions d’un mariage n’étaient pas réunies alors que des enfants sont nés d’une union ?! Comme celle de la princesse Caroline de Monaco.
À cela je répondrai que là où il y a l’homme, il y a de l’hommerie. Je veux dire par ça qu’on peut se jouer, avec une certaine perversité, de cette position de l’église qui est honnête au départ. Ce qui a changé, c’est que les procédures de cette pratique ont été simplifiées, les coûts administratifs ont été réduits.
 
Revenons à l’homosexualité. Il semble que le discours du Pape François est moins énergique sur ce sujet. Il est étonnant qu’il n’ait pas réagi à la récente déclaration du Prélat suisse qui a cité pour exemple le lévitique qui dit qu’il faut punir les homosexuels de mort.
Allons dire que la posture du Pape est celle de l’accueil, sans porter de jugement. Par ailleurs, l’église est toujours divisée entre quelque chose à proposer au nom d’une anthropologie biblique et les situations concrètes, actuelles des personnes.
 
Sur le même sujet, il est surprenant que le Cardinal Pell, qui est convoqué par la justice australienne dans une affaire de pédophilie, soit encore un des proches collaborateurs du Pape François.
Cela va paraître cliché, mais le Pape François a affaire à des hommes. Quand le Pape Benoît a démissionné, l’église était secouée par la question de pédophilie, par le scandale financier et par le problème avec les traditionalistes. Ces trois problèmes existent encore, mais le Pape actuel met le projecteur sur d’autres, plus graves, plus urgents d’aujourd’hui et on parle moins de ces trois problèmes. Ce qui ne l’empêche pas d’agir, des évêques ont été récemment suspendus sur cette question de pédophilie. Le Pape met les choses en perspective et établit les vraies priorités, sans pour autant oublier la pédophilie, qui reste une énorme épine dans le coeur de l’église.
 
Et même à Maurice où un cas a été « découvert » récemment.
Nous avons eu malheureusement un cas local. Des allégations ont été proférées contre un prêtre, il a été suspendu, l’affaire a été rapportée à la police, qui a ouvert une enquête, et nous attendons ses conclusions. C’est une épine dans notre coeur. Nous avons honte.
 
Le Pape dit aux catholiques européens : accueillez chez vous des migrants et ça fait la une des médias. Mais l’église ne dit-elle pas depuis ses origines : accueille ton voisin, aide-le, partage ton pain avec lui ?
La parole du Pape est importante parce que le premier endroit qu’il a visité après son élection est Lampedusa, l’île-transit des migrants vers l’Europe. C’est aussi le geste du Pape qui fait impression, pas seulement sa parole. C’est vrai qu’il y a eu un concours de circonstances, mais le Pape a montré la voie. Sur le même sujet, je suis étonné que l’on ne sache plus que les migrations sont un atout économique pour les pays qui accueillent. En même temps, j’aimerais souligner que les pays arabes riches n’accueillent pas les migrants qui sont leurs voisins, alors qu’ils font énormément appel à de la main d’oeuvre étrangère. C’est une question qui doit être posée.
 
François 1er préfère qu’on l’appelle l’Évêque de Rome plutôt que Pape. Est-ce une expression d’humilité ou tout simplement une astuce de l’excellent communicateur qu’il est ?
Je crois qu’il est vrai avec lui-même. Il est très médiatique mais on ne peut pas l’accuser de refuser les chasubles dorées et les chaussures cousues main uniquement pour faire du cinéma. Il a été converti par la pauvreté et quand il prend le bus au lieu de s’installer dans la papa-mobile, il le fait par conviction. Au lieu de s’asseoir dans son fauteuil, il est debout et va causer avec les cardinaux. C’est un vrai Pape de proximité.
 
Les conservateurs de l’église, dont le pouvoir est en train de s’effriter, vont-ils laisser ce Pape, qui remet en question une structure administrative millénaire, continuer à faire ce qu’il fait ?
C’est une des grandes craintes de ce pontificat. C’est une crainte qui habite l’église aujourd’hui. Quoi que fasse le Pape François, il y aura toujours des mécontents. Notamment le groupe des conservateurs, qui est assez important et qui a peur d’avancer.
 
Et le peuple de dieu, comment vit-il tout ce qui est en train de se passer à la tête de son église ?
On peut probablement retrouver dans le peuple de dieu les mêmes groupes, les mêmes clivages de progressistes et de conservateurs qu’au sein de l’église. En tout cas, l’église que je fréquente est heureuse et prie tous les jours pour le Pape François. Pour qu’il réussisse, pour qu’il ait la force et le courage de continuer, d’aller jusqu’au bout de sa « révolution ».
 
Il n’y a rien dans ce que fait et dit le Pape François qui vous irrite, vous dérange ? Tout est bon et beau, parfait ?
Je dirai que pour l’instant c’est un Pape en cheminement, qui a eu des doutes, qui a été moins progressiste qu’il ne l’est aujourd’hui. Il n’est pas né comme il est, il l’est devenu.
 
On va risquer une formule : on disait autrefois que le Pape était à l’image de dieu. Le dernier en date est à l’image de l’homme.
Oui, c’est un humain. C’est un humaniste.
 
Abordons, pour terminer cette interview, des questions d’actualité locale. Les événements qui ont eu lieu dans le Sud le week-end dernier ont été décrits par sir Anerood Jugnauth comme un complot pour instaurer la guerre civile et comme un « acte de deux soûlards » par Navin Ramgoolam. Laquelle des deux versions vous semble la bonne ?
Ce qui s’est passé le week-end dernier est très préoccupant. Ce qui est très troublant, c’est l’affirmation du Premier ministre. Je ne crois pas qu’il est du genre à dire des choses en l’air, comme ça. S’il y a une manipulation politique derrière, c’est grave et cela me préoccupe énormément. Je ne peux me prononcer sur le bien fondé de l’affirmation de M. Jugnauth, mais je trouve qu’il a réagi de manière appropriée, comme il le faut et sans traîner. Ce qui a permis de calmer les choses.
 
Un des problèmes de notre temps n’est-il pas le fait que les religions sont devenues des institutions qui font entendre leur voix et sont proches du pouvoir politique ?
En tout cas, depuis l’arrivée au pouvoir d’Anerood Jugnauth, les socioculturels ont beaucoup toned down. Notre problème à Maurice n’est pas de changer de politiciens, mais de culture politique. Si les politiciens vont continuer à se faire instrumentaliser par les religions qui agissent comme des pouvoirs en place, soit pour obtenir des « bouttes », soit pour placer leurs personnes, soit pour avoir pignon sur rue, rien ne changera. Rien ne changera tant qu’on continuera à avoir une connivence entre religion et politique. Malheureusement, on a vu des cas où le nouveau gouvernement fait aussi du copinage.
 
Comme dirait l’autre : « ça se continue » !
Il faut que la compétence prime sur le copinage, que des mesures courageuses soient prises au lieu d’effets d’annonce. Prenons le Nine-Year Schooling pour exemple. C’est un exercice fondamental. Les intentions sont excellentes, mais l’implémentation risque de battre en brèche ce projet si on ne se donne pas les moyens de le réussir.
 
Vous êtes un observateur politique averti qui n’hésite pas à donner son avis. Quel est votre sentiment sur l’affaire BAI ?
Pour moi, la grande question dans cette affaire est la suivante : finalement, avec l’implication financière du gouvernement, cette affaire ne va-t-elle pas finir par un transfert de l’argent des poches des contribuables à celles du propriétaire de la BAI ? Je ne vois pas comment le gouvernement va récupérer les assets pour financer les dépenses qu’il est en train de faire dans cette affaire.
 
Que pensez-vous du nouveau gouvernement après ses premiers neuf mois de pouvoir ?
Je dirai que le gouvernement est dans la bonne ligne et fait ce qu’il dit. Même si on l’a accusé de faire de la vendetta politique, il a effectivement fait du nettoyage et révélé un scandale dont on ignorait l’ampleur. Je crois que ce gouvernement a été surpris lui-même d’avoir été si massivement plébiscité. Il ne s’attendait pas à gagner et donc il faut lui donner son temps. Il y a eu une lune de miel entre la population et le gouvernement, confirmée par les municipales en dépit des critiques sur la vendetta politique. C’est de bon augure pour le pays, même si au niveau économique les choses ne sont pas simples. Il y a un peu d’exagération, d’intervention de politiciens là où ils n’auraient pas dû en laissant les institutions faire leur travail. Mais Jugnauth reste le chef, revient en pleine forme, lance son mission statement et parle le langage qu’il faut : discipline et travail. Seulement, il faudrait qu’il y ait aussi de la discipline et du travail au sein du gouvernement. Ce qui fait peur, c’est la grosse crise qui existe dans les institutions. Il y a un problème de l’indépendance de nos institutions qu’il faut résoudre rapidement. Mais ce qui est important, c’est la question suivante : c’est très joli l’euphorie, mais qu’est-ce qui va changer dans le concret ? C’est là qu’on attend le Pape François. C’est la même chose pour le nouveau gouvernement de l’île Maurice.