Mgr Justin Welby, l’archevêque de Canterbury et chef de la Communion anglicane – qui était à Maurice récemment –, soutient, dans une interview accordée au Mauricien juste avant son départ, que la religion a la capacité de faire avancer le processus de paix dans des pays déchirés par des conflits. Il cite en exemple le rôle déterminant qu’a eu l’Église anglicane dans le combat contre l’apartheid et pour la libération de Nelson Mandela. Mgr Welby livre aussi ses réflexions sur les relations qui existent entre l’Église anglicane et l’Église catholique, tout en abordant ouvertement les différences qui empêchent encore l’unité entre elles.
Quelles sont vos impressions par rapport à Maurice ? Qu’est-ce qui vous a frappé durant ce passage très court ?
Le pays m’a plu énormément. Ce qui a retenu mon attention dès le début, c’est la diversité de la société mauricienne. Pour être franc, je ne connais pas  l’histoire de ce pays et c’est à Maurice que j’ai découvert qu’elle est assez récente, soit à partir du 16e siècle. À la messe à la Cathédrale St-James, que j’ai célébrée avec les prêtres anglicans et catholiques, j’ai été frappé par la présence de gens de différentes religions et de divers groupes ethniques, qui se mélangent facilement. Vous avez une vie sociale assez harmonieuse. Ensuite, j’ai été impressionné par le niveau de développement, alors qu’il s’agit d’une île sans ressources naturelles. Différents partis ont gouverné votre pays après des élections démocratiques et vous avez néanmoins gardé une politique assez consistante sur plusieurs décennies,  surtout dans les domaines de l’éducation et de la santé.