« Comment la technologie peut-elle être utilisée pour supprimer les barrières qui freinent l’inclusion des handicapées dans la société ? », tel était le thème d’un atelier de travail organisé par Microsoft océan Indien et Pacifique francophone, en collaboration avec la Disabled Persons Organisation (DPO), dans le cadre de la Journée internationale des personnes handicapées. Cet événement s’est tenu au Hennessy Park Hotel, à Ébène, vendredi 13 février dernier.
Une cinquantaine de personnes étaient réunies pour échanger leurs points de vue afin de rédiger un rapport sur l’inclusion des handicapés dans la société grâce à la technologie. Shari Villarosa, ambassadrice des États-Unis à Maurice, Reynolds Permal, président de la Disabled Persons Organisation, et Paul Bunting, Country Manager de Microsoft océan Indien et Pacifique francophone, ont plaidé en faveur de l’utilisation de technologies adaptées aux personnes avec un handicap.
Cet atelier de travail était à l’initiative d’Aarthi Burtony, une non-voyante mauricienne en stage chez Microsoft océan Indien, qui participe au programme YALI (Young African Leaders Initiative) du gouvernement américain, aussi connu comme le Mandela Washington Fellowship. « Les ordinateurs sous Windows, par exemple, sont déjà aptes à répondre aux besoins des personnes en situation de handicap, grâce notamment aux applications telles que le « narrateur » ou la « loupe ». Il faut désormais que les handicapés puissent accéder à ce genre de technologie plus facilement et surtout qu’ils puissent les utiliser au travail. Des ateliers tels que celui-ci sont indispensables pour faire avancer cette cause », soutient la jeune femme.
L’enthousiasme, la joie de vivre et le sérieux au travail de la non-voyante ont particulièrement impressionné le Country Manager de Microsoft. « Ces quatre derniers mois ont été plus enrichissants pour notre équipe que pour elle. Elle nous a très clairement prouvé que les personnes en situation de handicap ont tout à fait leur place sur un lieu de travail et qu’ils ont énormément à apporter à une équipe. En tant que chefs d’entreprise, c’est notre devoir et notre responsabilité d’aider leur inclusion en milieu professionnel. Cela fait 20 ans que Microsoft oeuvre pour l’intégration de personnes handicapées dans notre société, tant à travers nos logiciels et nos projets, qu’à travers notre travail avec les ONG partout dans le monde. Notre objectif est de mieux les comprendre afin de mettre la technologie à leur service et de répondre à leurs besoins », déclare Paul Bunting.
Shari Villarosa, ambassadrice des États-Unis à Maurice, abonde dans le même sens. « Avec la technologie, il devient de plus en plus simple pour ceux en situation de handicap de profiter du monde, cela grâce au travail réalisé par de grandes entreprises telles que Microsoft. Néanmoins, si près de 15 % de la population mondiale est en situation de handicap, ils doivent toujours faire face à des obstacles tels que la discrimination ou encore le chômage. Or, ce dont beaucoup ne se rendent pas compte, c’est que l’intégration de personnes handicapées sur le lieu de travail peut grandement améliorer la productivité d’une entreprise. Ayant moi-même le privilège de travailler en étroite collaboration avec quelqu’une portant un handicap, je dois dire que je ne peux qu’être impressionnée par leur volonté, leur sérieux et leur efficacité. Et nous devons, tous ensemble, travailler pour améliorer leur intégration dans la société. »
Outre Aarthi Burtony, cet atelier de travail a aussi vu la présence d’un autre bénéficiaire du programme YALI, le Zimbabwéen Tafadzwa Nyamuzihwa, qui a pu relater son expérience de non-voyant avec l’utilisation de la technologie qui lui permet de mieux s’intégrer. Microsoft océan Indien et Pacifique francophone et la DPO rassembleront toutes ces présentations ainsi que les commentaires des membres de l’assistance dans un rapport. Microsoft utilisera ensuite ce document pour guider ses efforts en vue d’aider les personnes en situation de handicap à Maurice et le partagera avec les ONG et les autorités pour qu’elles puissent aussi l’utiliser pour l’avancement de cette cause.