L’Anti Piracy Unit a effectué une descente chez un revendeur informatique de Curepipe le 10 mars dernier. Lors de cette opération, 25 CD/DVD ainsi que deux ordinateurs suspectés de contenir des versions illégales de logiciels Microsoft ont été saisis. Microsoft a été sollicité par la police afin de faire un constat de ses logiciels piratés, ce que le géant de l’informatique a fait avant de confirmer l’illégalité des logiciels. Pour les besoins de l’enquête, deux vendeurs ont été interpellés puis interrogés.
L’opération policière a permis de mettre la main sur des copies illicites de Windows 7, Windows 7 Ultimate, Windows XP, Microsoft Office 2003, Office Professional Plus, Microsoft Office 2007 et Microsoft Office 2010. Les analyses ont aussi révélé que les ordinateurs et les CD/DVD contenaient des logiciels Windows Activator, utilisés afin d’activer illégalement des copies piratées des systèmes d’exploitation de Microsoft. Ce dernier tire d’ailleurs la sonnette d’alarme concernant le commerce illicite de ses logiciels. La compagnie fait ressortir que les logiciels piratés comportent de nombreux risques sur le long terme et peuvent être « très coûteux » pour les particuliers et même « funestes » pour les firmes. Selon une étude commandité par Microsoft Corp, bien que les utilisateurs recherchent des logiciels piratés afin « d’économiser de l’argent », le risque d’infection par des logiciels malveillants est cependant d’un sur trois pour les consommateurs et de trois sur dix pour les entreprises.
À noter aussi que l’utilisation de logiciels contrefaits peuvent exposer les utilisateurs aux logiciels espions, malveillants et autres virus. Les conséquences peuvent en effet être importantes, allant du vol d’identité à la perte de données ou même à une défaillance du système. Différencier un logiciel original d’un faux devenant une opération de plus en plus difficile à effectuer, Microsoft conseille au public d’utiliser le site www.howtotell.com, et ce afin de détecter si un logiciel ou un équipement est original ou non.
Marius Haman, Microsoft Digital Crimes Unit’s Lead pour la région de l’Afrique subsaharienne et les îles de l’océan Indien, déclare à ce propos que, chaque année, des consommateurs et entreprises sont affectés par les logiciels contrefaits, souvent acquis involontairement. « Les revendeurs honnêtes, qui vendent uniquement des logiciels originaux, sont désavantagés injustement et, au final, c’est toute l’économie qui est affectée. Les consommateurs et les partenaires légitimes viennent régulièrement vers Microsoft avec des plaintes relatives aux logiciels contrefaits. Et ils désirent que l’industrie et le gouvernement se positionnent et prennent des actions. Notre engagement est de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour aider nos clients et protéger nos partenaires légitimes », a déclaré M. Haman.