Intervenant ce matin à l’Auditorium Octave Wiehe, Réduit, au lancement des MID Clubs dans tous les collègues du pays, l’Executive Chairman de la National MID Commission, Osman Mahomed, a vivement critiqué le changement, au début de l’année, de manuels scolaires à cause « de changements mineurs ». Exhortant les responsables des collèges à prendre des « décisions courageuses », il estime que l’achat de nouveaux manuels à cause de ces changements n’est pas en ligne avec le concept de développement durable.
« Il y a des leçons que les écoles peuvent nous enseigner, par rapport au développement durable, à travers les décisions courageuses des enseignants et des responsables des collèges. Permettez-moi de m’expliquer, avec le permission du ministre Bunwaree, avec un exemple qui fait souvent l’objet de discussion au début de l’année scolaire : je veux parler ici des nouveaux manuels scolaires. Ceux-ci doivent bien sûr être à jour, mais si nous devions à chaque fois changer de manuels à cause de changement mineurs, nous ne serions pas en train de donner le bon exemple en matière de développement durable. On peut même avancer qu’on transformerait ainsi la trilogie du développement durable (Ndlr : économie, environnement et social) en une “trilema” durable », a ironisé Osman Mahomed. C’était devant une salle pleine, composée des représentants des MID Clubs des collèges de l’île et en présence du Senior Advisor au Bureau du Premier ministre et Coordinateur de projets à la MID Commission, Sunil Dowarkasing, de l’Acting Senior Chief Executive au ministère de l’Éducation, M. Ramlugun, des directeurs des collèges, du ministre de la Jeunesse et des Sports Devanand Ritoo et du ministre de l’Éducation Vasant Bunwaree, entre autres.
Osmand Mahomed a poussé plus loin sa pensée : « Sur le plan économique, nous importerions davantage de papier et d’encre, et alors de certains manuels sont même imprimés à l’étranger, cela pèserait lourd sur notre balance commerciale. Sur le plan environnemental ça serait un gaspillage de papier sans compter l’énergie ainsi consommée. Sur le plan social, des familles pauvres auraient pu faire usage des manuels déjà utilisés. Et l’achat de nouveaux manuels est un fardeau pour elles, alors que le don ou l’échange de vieux livres aurait pu les soulager », a-t-il élaboré.
L’Executive Chairman de la National MID Commission a déclaré que par conséquent, les responsables des collèges auraient dû être plus vigilants en analysant les demandes pour le changement de manuels scolaires. « Je crois comprendre que c’est la décision de chaque responsable de collège », a-t-il ajouté.
Osman Mahomed a par ailleurs fait un vibrant plaidoyer pour l’éducation des sciences et de la technologie. « Nos élèves étudieraient alors la technologie verte pour des société durables ». Il a affirmé que la National MID Commission vise à augmenter la création de travaux durables (« green jobs ») de 6,3 % présentement à 10 % en 2020. « L’Unesco affirme que le développement durable commence par l’éducation », a-t-il conclu.
Devanand Ritoo a pour sa part exhorté les jeunes à suivre une formation sur la gestion des catastrophes naturelles que prodigue son ministère, avec l’aide de la SMF, de la Croix Rouge et de la National Coast Guard.
Le ministre de l’Éducation, lui, a élaboré sur l’importance des MID Clubs pour la création d’une société durable.