L’Executive Chairman de la Commission Maurice Île Durable, Osman Mahomed, a assisté les 9 et 10 décembre derniers à une conférence internationale au siège de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) à Genève sur le thème « Assessing Green Jobs for Evidence-based Policy Making ». Il a rappelé l’ambition de la Commission d’atteindre 10 % d’emplois durables à Maurice d’ici 2020.
« Un des objectifs du projet Maurice Île Durable (MID) en matière d’emploi est d’augmenter le pourcentage d’emplois verts (voir encadré) de 6,3 %, comme estimé par l’Organisation Internationale du Travail (OIT), à 10% d’ici 2020 », a rappelé Osman Mahomed lors de son intervention. Cette conférence internationale a été organisée sur le travail effectué par l’OIT et ses partenaires sous le Green Jobs Assessment Institutions Network (GAIN).
« Ce partenariat entre la Commission MID et l’OIT date de juillet 2011, plus spécifiquement depuis les délibérations du Groupe de travail N°4 Emploi/Économie du processus de la formulation de la Politique MID. L’objectif spécifique de ce groupe de travail était d’examiner la question de la promotion d’une économie verte à travers notamment les emplois verts et la croissance verte dans le but d’identifier les modèles de développement durables qui soutiendraient l’emploi », explique Osman Mahomed.
Un atelier sur le thème de la promotion des emplois verts à Maurice a été organisé par le ministère du Travail, des Relations industrielles et de l’Emploi en février 2012, a poursuivi l’intervenant.
« Avec une équipe de consultants locaux, tous ces travaux ont abouti à l’élaboration d’un rapport intitulé “Green jobs for the sustainable development in Mauritius – A contribution to the Maurice île durable process” », poursuit Osman Mahomed. « Les conclusions de ce rapport ont par la suite été intégrées dans la Politique, Stratégie et Plan d’Action MID qui ont été approuvés par le gouvernement mauricien le 14 juillet dernier et qui sont en phase d’exécution actuellement ».
Pour le président exécutif de la Commission MID plusieurs secteurs d’activités économiques de Maurice détiennent le potentiel nécessaire pour atteindre cet objectif de 10 % d’emplois verts d’ici 2020. « Il y a notamment le secteur de l’énergie (les chauffe-eau solaires, les unités des petits producteurs d’électricité, l’énergie éolienne, les panneaux photovoltaïques, le développement de la biomasse), l’agriculture durable (verte), les services, en particulier le tourisme et l’industrie (à travers notamment le secteur manufacturier et le textile), et la gestion des eaux usées (le recyclage et le compostage), entre autres », a-t-il élaboré.
« L’OIT a pris l’engagement de s’impliquer davantage dans le domaine de la création des emplois verts à Maurice », a confié Osman Mahomed au Mauricien.