En vue de renforcer les liens de coopération et d’assistance technique entre Maurice et l’Italie et promouvoir une gestion cordonnée et efficace de la migration circulaire dans divers secteurs d’activités économiques, un accord a été signé samedi à Rome entre le ministre du Travail Shakeel Mohamed et la sous-secrétaire d’État du Travail et des politiques sociales de l’Italie, Cecilia Guerra. Les dispositions de cette collaboration s’appliquent aux parcours de migration circulaire conformément aux législations en vigueur dans les deux pays contractants et concernent le placement de 100 locaux en Italie. À cette fin, les autorités compétentes conviennent de collaborer dans la gestion et l’organisation du flux de migration circulaire sur l’axe Maurice/Italie et de favoriser le recrutement de l’insertion professionnelle des ressortissants mauriciens dans le marché du travail italien.
Dans l’article 3 sous le chapitre I de l’accord, la partie italienne, qui gérera la mise en oeuvre du programme de migration circulaire et à travers les intermédiaires du marché du travail accrédités par le gouvernement italien, est résolue à favoriser les parcours d’insertion professionnelle temporaire et se charge de promouvoir des initiatives à l’intention des Mauriciens. S’agissant du travail saisonnier, considéré comme un important instrument de promotion de la migration circulaire, l’Italie, sur la base de l’analyse des conditions effectives de son marché du travail, évaluera positivement l’insertion de Maurice parmi les pays bénéficiant d’un quota pour le travail saisonnier conformément à la législation en vigueur. L’accord stipule que les travailleurs mauriciens qui sont en Italie pour travail saisonnier pendant au moins deux années consécutives pourront obtenir un permis pluriannuel pour travail subordonné saisonnier. Les secteurs identifiés par les autorités compétentes chargées de mettre en oeuvre cet accord sont le tourisme, la pêche, l’hôtellerie et l’agro-industrie/agroalimentaire.
Les deux parties contractantes s’engagent aussi à promouvoir l’utilisation de séjour de neuf mois pour le travail saisonnier dans les secteurs du tourisme et de l’agriculture, comme établi par la législation italienne.
La partie italienne s’engage aussi à promouvoir des activités destinées aux ressortissants mauriciens avec des programmes de retour assisté qui prévoient l’insertion dans le marché du travail local ou dans les entreprises italiennes établies à Maurice. En outre, l’Italie s’engage à fournir aux citoyens qui décideront de rentrer à Maurice un bilan des compétences acquises, tel que prévu par la législation italienne du travail.
Les parties contractantes conviennent de promouvoir la formation linguistique et professionnelle des travailleurs candidats à la migration. D’autre part, l’Italie donnera son soutien dans la promotion des initiatives communes qui valorisent les voies d’entrées légales chez elle et s’engage à garantir une adéquate assistance technique dans l’utilisation de ces mécanismes. Les listes des candidats mauriciens seront établies par Port-Louis qui garantira son support aux procédures de sélection. Les candidats mauriciens seront informés sur la législation italienne en matière d’entrée et séjour, sur leurs droits et obligations en tant que travailleurs. Les deux parties, d’autre part, s’engagent à mettre en oeuvre à Maurice des projets de coopération et d’assistance technique parmi les institutions responsables de la formation professionnelle, afin de partager méthodologies et instruments de formation dans les secteurs concernés.
L’accord signé samedi à Rome devrait être d’une durée indéterminée, sauf en cas de dénonciation par l’une ou l’autre partie par voie diplomatique.
Avec cet accord, l’Italie avait dans un premier temps expédié un appel à propositions à la Commission européenne en vue de faciliter la gestion responsable et efficace de la migration circulaire de travailleurs mauriciens chez elle. La présidence du Comité d’évaluation de la Commission européenne indique dans une correspondance au gouvernement italien que la demande peut faire l’objet d’une attribution d’une subvention pour un montant maximal de 629 177,78 euros, représentant 74,67 % du coût total de l’action. L’étape de la signature d’accord ayant été franchie et les termes du contrat jugés satisfaisants, le projet devrait engranger ce soutien financier.