La capacité de réponse et l’efficacité de la Correctional Emergency Response Team (CERT) des Services des Prisons ont été mises à l’épreuve en fin de semaine à la prison de La Bastille à Phoenix lors d’une simulation de prise d’otages. Cet exercice faisait suite à une semaine de formation du 10 au 14 août 2015 dont ont bénéficié 37 cadres de la CERT.
Initiative conjointe du département de la prison et de la police, avec l’apport du Groupe d’intervention de la police mauricienne de la Special Mobile Force, cette formation sur les techniques d’intervention et d’escorte avait pour objectif de tester l’efficacité des cadres de la CERT en ce qui concerne la prise d’otages et l’escorte de détenus placés sous haute sécurité. Selon le Commissaire suppléant des Prisons Rungadoo, ces exercices de simulation sont principalement conçus comme des tests visant à établir une compréhension commune de la coopération au niveau des interventions et à accélérer la réponse aux crises majeures.
« C’est une occasion d’apprendre, pour toutes les parties impliquées dans les interventions, et de renforcer la coopération entre ces mêmes parties lors de la conduite des interventions. En outre, les exercices peuvent permettre aux superviseurs d’identifier les besoins en formation de leurs équipes d’intervention », soutient-il. Tous les drills et les exercices d’urgence sont coordonnés par l’Emergency Management Planning Team (EMPT) de la Strategic Research & Planning Unit sous la supervision du Deputy Commissioner of Prisons.
Pour rappel, la mise sur pied de l’EMPT au sein de l’unité de planification et de recherche stratégique des services des prisons fait suite à un accord de collaboration avec l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (UNODC). Le projet a bénéficié de l’expertise de William Cullen, conseiller auprès de l’UNODC sur les questions pénitentiaires. Le département des prisons organise sur une base régulière des exercices d’urgence de divers types au sein des institutions pénitentiaires. L’objectif est de permettre au personnel de se familiariser avec la maîtrise de différentes situations d’urgence.
Lors de ces exercices de simulation, le personnel se voit remettre un scénario pour interpréter des segments des plans d’urgence. Ces exercices sont élaborés pour mettre à l’épreuve l’efficacité des plans d’urgence, les procédures de sécurité, les équipements et la connaissance, les compétences et les aptitudes du personnel. La première série de drills, tenue en août 2014, était axée sur une simulation d’incendie majeur à la Prison centrale de Beau Bassin. Un exercice de perturbation majeure à l’intérieur de la prison de Petit-Verger s’est également déroulé en février de cette année. Autres exercices de simulation : cas d’intoxication alimentaire en masse à la prison des femmes, et prise d’otages à l’Eastern High Security Prison de Melrose suivie d’une évasion par hélicoptère.
D’autres exercices d’urgence seront programmés dans les différentes institutions carcérales dans les mois à venir, précédés de séances de formations.