Maurice considère que l’éradication de la pauvreté doit rester l’objectif central du projet qui succédera aux Objectifs du millénaire pour le développement qui prend fin en 2015. C’est ce qu’a déclaré hier le ministre des Affaires étrangères Arvin Boolell lors de la présentation du rapport national sur l’agenda du développement après 2015 en compagnie de Simon Springett, coordonnateur résident des Nations unies. « Nous pensons que le nouvel agenda doit inclure la notion de sécurité alimentaire en particulier l’accès à une nourriture saine et nutritive », a dit le chef de la diplomatie mauricienne.
L’île Maurice fait partie des 62 pays choisis par les Nations unies pour organiser des consultations nationales sur les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) et l’agenda post-2015. Ces consultations s’inscrivaient dans le cadre d’une initiative du secrétaire général Ban Ki-moon en vue de la création d’un groupe de travail pour coordonner la préparation d’un agenda susceptible de maintenir le momentum généré par les ODM après 2015.
En collaboration avec ses partenaires du développement, dont le PNUD, les organisations de la société civile, le secteur privé, les jeunes et personnes âgées, le gouvernement mauricien s’était engagé dans un processus de consultations avec la population. Il s’agit de savoir comment la communauté internationale devrait aborder l’agenda post-2015. Le rapport national sera soumis au comité de haut niveau des Nations unies pour dégager une feuille de route.
Les objectifs du millénaire ont suscité beaucoup d’intérêts dans le monde. Selon le ministre des Affaires étrangères, l’accomplissement de projets à travers le monde a été inégal. Certains pays et régions doivent encore intensifier leurs efforts pour réduire la faim et le taux de mortalité infantile et maternelle, ainsi que pour améliorer l’accès à l’eau potable et à des installations sanitaires.
« The need is for a clear Post-2015 Development Agenda through which, efforts to achieve a world of prosperity, equity, freedom, dignity and peace will continue unabated », a dit Arvin Boolell.
Le rapport national a fait des recommandations qui s’articulent autour de trois axes : la nécessité de restructurer l’actuel agenda des objectifs du millénaire ; l’adoption de nouveaux objectifs pour l’agenda du développement post-2015 ; et la cohérence du processus avec les initiatives existantes.
Il ressort, entre autres, du rapport que le nouvel agenda doit mettre davantage l’accent sur des questions comme l’éducation, les droits humains, la croissance économique, le travail décent, la création d’emplois, l’inégalité, le changement climatique et le dynamisme de la mutation des populations.
De plus, le rapport national insiste pour que les petits États insulaires comme Maurice obtiennent une attention spéciale et suffisante pour les aider à développer leur résilience, à prendre des mesures contre les risques et à s’adapter à l’environnement changeant.
Le ministre des Affaires étrangères a aussi déclaré que le succès du nouvel agenda dépendra du degré de la participation populaire. « The Post-2015 UN Development framework will only be successful if it emerges as a nationally driven, open, participatory, transparent, inclusive, and bottom-up process which continues to strengthen parterships and engagements between Governments’, Private Sector, Civil Society Organisations, women, the disabled, the elderly, vulnerable groups and in particular, the youth, so that their voices can be heard and they become “agents of change” on all fronts », a soutenu Arvin Boolell. Il a finalement insisté sur le développement entre les différentes organisations régionales.