Onze membres du Front commun des travailleurs sociaux (FCTS) ont manifesté ce matin contre l’augmentation du prix du pain devant le ministère de l’Industrie, du Commerce et de la Protection des consommateurs à Port-Louis.
« Cette augmentation ne tient pas la route. Pas kapav prend augmentation ki pann fer depuis 2 ans, 3 ans et vinn fer li aster. Sa augmentation la c’est enn cadeau pou banne capitaliste », soutient le travailleur social Eddy Sadien. Selon lui, en prenant cette décision, annoncée vendredi dernier, le gouvernement « offre Rs 6 millions aux producteurs de pain ».
« Le gouvernement doit revoir sa décision. Li illégitime. Pas kapav sot lor consommateur koumsa. La classe moyenne commence appauvri, pouvoir d’achat baisse, salaire reste parey », soutient le travailleur social Salim Muthy. « Kifer gouvernement pas vinn ek enn plan de sauvetage ? » se demande-t-il. Selon lui, le gouvernement aurait pu retirer la taxe sur le vin. Il s’est par ailleurs demandé si le Premier ministre sait ce que c’est que la pauvreté. « Premier ministre dire “la pauvreté pas enn fatalité”, si li ti koné kiete sa la misère li pas ti pou pran sa décision la (…). Gouvernement péna à coeur sa ti dimoune là. Travailleur social ek Force vives bizin desane lor la rue. Zot nek fer conférence de presse. Gouvernement pensé population pé dormi alors li pense kapav fer dominer ek malheureux ».
Sindy Lagrosse, femme au foyer présente parmi les manifestants, soutient que 20 sous d’augmentation minimum sur chaque pain, cela fait beaucoup à la longue. Cette augmentation, dit-elle, rendra sa vie difficile car chez elle, seul son travaille. « Si la qualité du pain était meilleure, là oui j’aurai accepté. » Les manifestants font un appel au gouvernement, lui demandant de revoir sa décision et de prendre en considération les pauvres.