Le ministère de la Sécurité sociale, responsable de la promotion de la solidarité nationale et du paiement des pensions et des différents types d’aides sociales, a déboursé environ Rs 12 milliards en termes de pensions et aides sociales en 2013. Ce qui représente 12% du budget gouvernemental. L’investissement dans les systèmes informatiques relatifs aux paiements des pensions et aides sociales développés par une compagnie para-étatique a coûté Rs 160 M. Selon l’Audit, l’objectif était de se plier au e-Government Master Plan, mais il est indiqué toutefois que ce programme avait été soumis en juin 2013 sans indication si les difficultés mentionnées dans le rapport précédent ont été pris en considération.
De plus, l’Audit note le fait que le Steering Committee, qui s’assure du bon fonctionnement des systèmes informatiques, doit être « proprement géré » pour assurer un travail effectif sur la coordination et le développement des systèmes informatiques. Elle note aussi la non-disponibilité d’un IT Policy dans ce ministère.
Programme de protection sociale
Environ Rs 1,25 Md  ont été allouées pour le programme de protection sociale sous l’égide du ministère de la Sécurité sociale. Ce programme a pour but d’apporter de l’assistance aux groupes vulnérables et de pourvoir une aide sociale. Cependant, l’Audit déplore une mauvaise gestion de cette pratique.
Le rapport fait état aussi du fait que la régulation des paiements des nouveaux taux relatifs aux différents types d’aides sociales, qui devait être appliquée en janvier 2013 et janvier 2014, ne l’avait toujours pas été en avril dernier. L’énoncé du rapport évoque ainsi le fait que le montant payé pour l’aide sociale sur la base des nouveaux taux ne soit pas en conformité avec les législations.
Intégration des handicapés
Environ Rs 88,5 M ont été déboursées pour un programme d’intégration des handicapés et pour consolider les Ong. Le programme d’intégration des personnes handicapées a été lancé en janvier 2012. L’Audit souligne le fait que le système informatisé de ce programme n’était pas entièrement opérationnel deux ans après son lancement dû au manque de formation des officiers et à des bugs dans le système, malgré qu’il ait été testé.
Institutions caritatives
Rs 71 M déboursées aux institutions caritatives en relation avec la rémunération des détenus. L’Audit note ainsi que le registre des visites des officiers du ministère de la Sécurité sociale n’ont pas été mis à disposition. De plus, l’Audit déplore le fait que la liste mensuelle des détenus mise à jour n’a jamais été fournie au ministère et que, de fait, l’éligibilité des détenus pour la rémunération n’a pu être observée correctement.
Pensions de vieillesse
Rs 11,2 Md ont été dépensées en 2013 dans le cadre de la pension de vieillesse. L’Audit déplore cependant le fait qu’il y a eu 501 cas de paiement en surplus, totalisant une somme de Rs 26,5 M à découvert par le ministère en 2013. L’Audit déplore ainsi le fait que des personnes décédées à l’étranger et ceux absents du pays pendant de longues années, du fait de leur double nationalité, continuent de bénéficier de leur pension de vieillesse, ce qui équivaut à plus de 50% des paiements en surplus. L’Audit recommande ainsi une évaluation continue de l’éligibilité pour la pension et la soumission d’un life certificate sur une base annuelle par les bénéficiaires.
Centres de réhabilitation et Probation Home
L’Audit mentionne le fait que, pendant ces dernières années, le nombre de délinquants juvéniles dans les Probation Home et Probation Hostels était d’environ de deux à trois. Dans les Rehabilitation Centres, le nombre de délinquants se rangeait de 10 à 12 garçons et de 25 à 30 filles. L’Audit déplore la mauvaise gestion de ces centres tombant sous l’égide du ministère de la Sécurité sociale. L’Audit évoque ainsi le fait qu’à Curepipe, une moyenne de trois garçons ont résidé ces dernières années dans un Probation Hostel pouvant pourtant en accueillir une vingtaine. De même qu’à Eau-Coulée, où une Probation Home pouvant accueillir une dizaine de filles n’a permis qu’à une moyenne de 3 à 5 filles seulement d’y résider. L’Audit déplore le fait que les conditions prévalant dans ces centres ne sont pas propices à la réhabilitation de ces délinquants. Le rapport recommande ainsi une restructuration urgente de ces institutions réformatrices, notamment pour éviter que les différents groupes d’âge ne résident ensemble ou encore en offrant une formation adaptée spécialement aux plus jeunes pour qu’ils puissent intégrer la société une fois sortis.