Comme pour donner le ton lors de sa toute première intervention devant un parterre d’hommes d’affaires en tant que nouveau ministre du Commerce, de l’Industrie et de la Protection des Consommateurs, Cader Sayed-Hossen devait, en substance, insister sur le fait que le gouvernement était « business-friendly ».
Exprimant, sur un plan encore plus personnel, sa foi en un modèle économique libéral, le ministre a néanmoins souhaité que le marché opère selon les règles concurrentielles. M. Sayed-Hossen devait expliquer que si les règles de la concurrence commerciale ne sont pas respectées, les autorités n’écartent pas la possibilité d’un recours au contrôle des prix.
Saluant la collaboration entre la CCI et la Competition Commission, le ministre du Commerce et de l’Industrie a aussi souligné la complémentarité des rôles du gouvernement et du monde des affaires en vue du développement socio-économique du pays et de la création des richesses.
Le ministre Sayed-Hossen n’a pas aussi manqué d’évoquer sa préoccupation par rapport à la présente situation alimentaire mondiale. Il devait ainsi rappeler que la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture) vient d’établir qu’en une année (2010 à 2011), le prix des denrées alimentaires s’est accru de 39%. Il a, dans ce contexte, lancé un appel à la communauté des affaires en vue d’un effort spécial dans la production ou la commercialisation de produits alimentaires.
Pour sa part, le président de la CCI, Cédric de Spéville, devait affirmer que la Chambre était tout à fait partisane d’une politique de la concurrence. Selon lui, en effet, une telle politique, quand elle favorise un marché réglementé par des règles « justes et transparentes » qui sont appliquées par des « institutions indépendantes », donne de meilleurs résultats qu’un marché entravé par des interventions administratives « dont le contrôle des prix ».
A noter que lors de l’ouverture de cet atelier de travail, la CCI a lancé un guide de la législation de la concurrence à Maurice comprenant les infractions prévues, de même que les pénalités qui leur sont associées.