Depuis minuit, 25 speed cameras ont été réactivées à travers l’île après une longue période d’hibernation d’un peu plus de huit mois pour revoir tout le système. Comme annoncé par l’adjoint au Commissaire de Police Beekun, de la Traffic Branch, lors d’une conférence de presse aux Casernes centrales vendredi, 24 autres appareils de ce type seront remis en service d’ici le dimanche 20 septembre. Sur un total des 54 speed cameras, celles située à Pellegrin, Mare-d’Albert, Flic-En-Flac (Ndlr : en face de l’entrée du Domaine Anna) et deux autres placées sur le tronçon Ripailles/Valton ne seront, quant à elles, pas opérationnelles pour l’instant pour cause de problèmes techniques.
En attendant de prendre connaissance lundi matin des chiffres concernant les premiers automobilistes flashés sous la nouvelle loi, la Traffic Branch lance un appel aux automobilistes pour redoubler de vigilance « et respecter les limites de vitesse afin d’assurer la sécurité de tout un chacun.» Par la même occasion, elle rappelle qu’avec les nouvelles dispositions légales en remplacement du système de permis à points :
l tout excès de vitesse allant jusqu’à 15 km/h au-delà de la limite autorisée, le conducteur sera passible d’une amende de Rs 1 000
l pour les excès entre 15 km/h et 25 km/h, l’amende sera de Rs 1 500
l ceux dépassant la limite de vitesse autorisée de plus de 25 km/h devront débourser Rs 2 500.
Toutefois, ce sont uniquement les deux dernières offenses mentionnées — soit les excès d’entre 15 km/h et 25 km/h et les dépassements de la limite de vitesse autorisée de plus de 25 km/h — qui font partie de la liste des 11 infractions routières de la First Schedule du Road Traffic (Amendment) Act de 2015 menant à la suspension du permis de conduire. Après  six délits concernant  ces onze infractions dans une période de moins de 24 mois, le permis de conduire sera confisqué pour une période pouvant aller jusqu’à un an. L’automobiliste ne pourra ensuite le récupérer qu’après avoir complété un cours de réhabilitation.
Au cours du point de presse de vendredi, le DCP Beekun a expliqué que toutes les mesures nécessaires — soit la présence de panneaux de signalisation à 600 m, 300 m et 200 m, et des lignes blanches tracées à 300m, 200 m et 100 m de la zone de limite de vitesse, avertissant les conducteurs de la présence de speed cameras — ont été entreprises afin que le nouveau système ne soit pas qualifié de «piège répressif» comme cela avait été le cas précédemment. «Nous avons aussi fait peindre les speed cameras en jaune pour que les conducteurs ne puissent pas les rater; donc, toute personne ne respectant pas le Code de la route méritera sa sanction», a-t-il souligné tout en précisant qu’en dépit de la réactivation des speed cameras les radars mobiles continueront d’opérer par les officiers déployés à des endroits stratégiques sur le terrain.
De plus, la nouvelle unité de la Traffic Branch, la Traffic Enforcement Squad, constituée de 40 hommes et femmes motards formés par la Gendarmerie de La Réunion, entre autres, circulera sur nos routes pour veiller à ce que les codes de la route soient respectés. D’autre part, les Casernes centrales comptent s’engager dans une vaste campagne de communication afin que la communauté des automobilistes soit informée des offenses pouvant les pénaliser. En effet, il a été annoncé qu’un SMS en langue créole, dans lequel seront listées les 11 infractions routières de la First Schedule du Road Traffic (Amendment) Act de 2015 sera envoyé à tous les utilisateurs de téléphones portables.