Seulement deux organisations non gouvernementales ont répondu à l’appel d’offres pour la gestion du drop-in-centre à Grande-Rivière-Nord-Ouest. C’est ce qu’à soutenu la ministre du Développement de l’enfant pour expliquer pourquoi le centre n’est pas encore opérationnel. Mireille Martin a été quelque peu bousculée par l’opposition devant son incapacité à donner le nom des deux ONG.
Le drop-in-centre de Grande-Rivière-Nord-Ouest doit accueillir et encadrer les enfants victimes d’abus sexuels. Son ouverture se fait cependant attendre. Lysie Ribot a ainsi voulu savoir où en étaient les choses. En réponse à la députée MMM, la ministre du Développement de l’enfant a fait état du lancement d’un appel d’offres pour la gestion du centre, précisant vouloir que les organisations non gouvernementales (ONG) en soient partie prenante. « Il y a eu peu d’intérêt pour gérer ce centre », a dit Mireille Martin avançant que seules deux candidatures ont été reçues à ce jour.
À des questions supplémentaires de Lysie Ribot, Mireille Martin devait expliquer que ces candidatures étaient « under process ». Elle a ajouté que 200 organisations ont participé à une formation sur la gestion des shelters. Elle a aussi soutenu que la collaboration du Mauritius Council of Social Services (MACOSS) sera recherchée pour savoir pourquoi les ONG ne s’intéressent pas à ce projet.
Toutes ces explications ont provoqué le mécontentement dans les rangs de l’opposition, estimant que la ministre disait plusieurs choses à la fois et n’était pas claire sur ce qu’elle voulait faire exactement. Les commentaires ont fusé lorsque Mireille Martin n’a pu répondre à la question du leader de l’opposition Paul Bérenger qui voulait connaître les noms des deux ONG ayant ont soumis leurs candidatures.
La députée Françoise Labelle s’est demandée si cette méconnaissance ne révélait pas le fait que ce projet n’est pas une urgence de la ministre. Le député Satish Boolell a lui voulu savoir si les ONG n’étaient pas réticentes dû au fait qu’elles ne seraient pas indépendantes dans leur travail.