Dans le compte rendu de la conférence de presse tenue samedi dernier par l’aile féminine du PTr tel que rapporté dans Le Mauricien d’hier (16 mars 2015), Nita Deerpalsing formule des critiques à l’encontre du ministre de l’Égalité des Genres, du Développement de l’Enfant et du Bien-être de la Famille, Aurore Perraud. Ses critiques portent sur les activités organisées dans le cadre de la Journée internationale des droits des Femmes. Ainsi, dans Le Mauricien d’hier, on peut lire ceci :
« S’exprimant longuement sur la Journée de la Femme du 8 mars, Nita Deerpalsing a déploré qu’il n’y ait pas eu assez d’activités pour sensibiliser la population quant à l’importance de la femme dans la société. « Gouvernma fer zis enn depo de zerb e minis Egalite de zanr inn pans zis pou fer enn annons dan zournal pou swet bonn fet a tou ban fam. Se tou kapav fer ? » s’est-elle insurgée, demandant à la ministre de l’Égalité des genres, Aurore Perraud, de se « ressaisir ».
Ces critiques de Nita Deerpalsing sont complètement infondées et induisent les lecteurs du Mauricien et le public en erreur. Si Nita Deerpalsing ne veut voir que les dépôts de gerbes sur la tombe de Lisette Talate et devant la statue d’Anjalay Coopen et ignorer toutes les autres activités que le ministère a organisées pour marquer la Journée internationale des droits des Femmes, nous n’y pouvons rien. Si on choisit d’être myope, alors il n’est pas étonnant qu’on passe sous silence la table ronde à l’auditorium Octave Wiehe le samedi 7 mars qui avait réuni, rappelons-le, Jane Ragoo, Rajni Lallah, Christina Chan-Meetoo et Jocelyne Minerve. De même pour les trois ateliers de travail avec des représentants des secteurs public et privé et de la société civile (du 2 au 4 mars) au Gold Crest Hotel.
Si on préfère se voiler la face, on fera semblant d’oublier aussi la cérémonie officielle du ministère de l’Égalité des Genres au J & J Auditorium le samedi 7 mars pour présenter au gouvernement une synthèse des recommandations des trois ateliers susmentionnés, qui représente une véritable feuille de route pour continuer le combat, et le discours d’Aurore Perraud qualifié de « magistral » par Ivan Collendavelloo, vice-premier ministre et ministre de l’Énergie et des Utilités publiques. On oublierait aussi la « Special Commemorative Cover » de la Mauritius Post Ltd, la visite par Aurore Perraud et Fazila Jeewa-Daureeawoo à 20 femmes qui vivent seules à Résidence Bois-Savon, Sainte-Croix, le dimanche 8 mars. On ne dira rien non plus des fêtes culturelles et des autres activités organisées par le National Women Entrepreneur Council (NWEC) et le National Women’s Council (NWC) sous l’égide du ministère de l’Égalité des Genres le 8 mars toujours, ni sur la fête culturelle du Sugar Industry Labour Welfare Fund à Notre-Dame, en collaboration avec le ministère de la Sécurité sociale. Faisons comme si le match de foot entre deux équipes féminines au stade Anjalay (initialement prévu au stade Georges V) n’a pas eu lieu. Idem pour les autres activités et les émissions et messages à la radio et à la télévision. (Le match de foot a eu lieu à Anjalay en raison de grosses pluies le 8 mars dernier).
Non seulement nous avons organisé tout un ensemble d’activités le 8 mars, mais nous le faisons avant et après cette date symbolique et commémorative pour célébrer les droits des femmes à Maurice et réfléchir sur les combats à mener pour faire avancer et approfondir ces droits. Refuser de voir le travail qui se fait au quotidien et les activités organisées par le ministère de l’Égalité des Genres pour marquer la Journée internationale des droits des Femmes relève tout simplement de la mauvaise foi et cette manie de toujours vouloir discréditer le nouveau gouvernement depuis la raclée du 10 décembre 2014.