Mise en garde à peine voilée de l’ICAC aux partis politiques
L’Independent Commission against Corruption (ICAC) s’invite à la campagne électorale. Dans un communiqué en date d’hier, sous la signature du directeur général Anil Kumar Ujodha, en vue de répondre à « la recrudescence de critiques de nature politique » venant d’Ivan Collendavelloo, leader du Muvman Liberater, l’ICAC a servi une sévère mise en garde contre les politiciens engagés en marge de la campagne électorale. Et ce n’est nullement une mince affaire, même si l’avertissement se tient en une seule phrase. « Par ailleurs, l’ICAC saisit l’occasion pour rappeler à ceux impliqués dans les élections législatives les provisions de la section 5 de la Financial and Intelligence and Anti-Money Laundering Act (FIAMLA) », conclut le communiqué de l’ICAC, qui laisse voir clairement que la commission se tient prête à intervenir aux termes de la loi en cas d’infraction. Cet article de la FIAMLA porte sur des transactions en argent liquide pour un montant de plus de Rs 500 000 et se lit comme suit : « (1) Notwithstanding section 37 of the Bank of Mauritius Act 2004, but subject to subsection (2), any person who makes or accepts any payment in cash in excess of 500 000 rupees or an equivalent amount in foreign currency, or such amount as may be prescribed, shall commit an offence. » Ceux qui sont appelés à effectuer des paiements ou encore à recevoir des fonds pour les besoins de la campagne électorale sont avertis de manière formelle…