Un accord a été signé hier, à la Commission de Conciliation et Médiation (CCM) pour la réintégration d’Hemandar (Heman) Madhow comme Assistant Manager au Mauritius Institute of Training and Development (MITD). Ce dernier, président de la MITD Employees’Union, avait été suspendu après avoir fait certaines déclarations à la presse. La commission demande désormais aux deux parties de travailler dans les paramètres de l’Employment Relations Act.
Heman Madhow pourra retrouver son poste au MITD après une deuxième suspension en mai de l’année dernière. Le syndicaliste avait donné une interview de presse et certaines déclarations ont provoqué un litige avec son employeur. En novembre 2012, Heman Madhow avait été suspendu une première fois pour avoir commenté le cas de pédophilie allégué à l’institution.
Hier, la CCM s’est réunie pendant toute la journée avant de pouvoir trancher dans cette affaire. « C’était une affaire assez difficile à régler mais nous avons agi en toute impartialité; l’intérêt des deux parties a été respecté », dit le Professeur Ved Torul, président de la commission. L’accord signé hier met ainsi l’accent sur les dispositions de l’Employment Relations Act (ERA). « Nous leur avons demandé de travailler dans les paramètres de l’ERA. La loi contient beaucoup de dispositions importantes pour les valeurs à la fois personnelles et organisationnelles. Elles assurent de bonnes relations industrielles. »
Le Prof Torul s’est dit pleinement satisfait de la tournure des événements. « C’est l’une des médiations les plus réussies jusqu’ici. J’espère que cela va contribuer à donner confiance en l’institution. Nous sommes là pour écouter tout le monde. Les perceptions sont souvent fausses. »
Pourtant, en mai dernier, l’Employment Relations Tribunal avait statué que la CCM s’était trompée en rejetant une deuxième plainte du syndicaliste arguant même que celui-ci n’avait pas eu un « fair hearing ».
À ce sujet, le Prof Torul avance que les deux instances ont leurs propres principes. « L’affaire était presque réglée suite à la plainte de la fédération des syndicats du service civil. Par la suite, il y a eu une entrave. Quand nous avons repris le cas, nous avons continué là où nous nous étions arrêtés. Le plus important c’est qu’on a pu parvenir à un accord, même si, comme je l’ai fait ressortir, la situation était difficile. »