Suspendu de nouveau de ses fonctions le 16 mai après avoir fait une déclaration à la presse, l’assistant manager du centre de formation du MITD a Ebène devra passer devant un deuxième comité disciplinaire. La direction l’a informé hier par le biais d’une lettre officielle qu’elle n’est pas satisfaite de ses explications quant aux raisons de son intervention à la radio. Hemant Madhow, dans sa lettre d’explication, soutenait que c’est en qualité de syndicaliste qu’il était intervenu dans la presse.
Hemant Madhow, en congé maladie pendant trois jours, devait reprendre le travail hier. L’Assistant Manager du centre de formation du MITD, qui a réintégré son poste il y a à peine un mois après sa suspension en janvier, devait apprendre le 16 mai dernier après trois jours de congé maladie, qu’il était de nouveau suspendu. La direction lui donnait jusqu’au 20 pour s’expliquer. Après avoir dit qu’il était intervenu à la radio en tant que syndicaliste et que sa déclaration ne remettait en aucune façon en doute ses responsabilités d’employé, la direction du MITD lui a fait savoir hier qu’elle n’est pas satisfaite des raisons avancées. Dans une correspondance officielle, elle lui reproche d’avoir fait samedi sur les ondes d’une radio privée une déclaration qui « undermines the seriousness of the findings of the Fact Finding Committee » et pris une « abusive measure » en tant que président du syndicat. Hemant Madhow avait en effet enregistré une « precautionary measure » au poste de police de Rose-Hill pour signaler qu’il avait été suspendu de ses fonctions.
Indigné, au Mauricien, le syndicaliste estime que le MITD est en train de « le harceler » en tant que syndicaliste. Il estime que ce comportement représente une menace non seulement pour lui ou pour les syndicalistes mais pour la société dans son ensemble. « Nous ne pouvons plus continuer à nous plier aux caprices de ceux qui sont proches des politiciens, jusqu’où le MITD ira-t-il encore pour faire taire ceux qui veulent lever la voix contre la corruption et des pratiques immorales », s’insurge-t-il. « Ce deuxième comité disciplinaire sera une fois de plus constitué de personnes qui sont d’accord avec la façon de faire du MITD, comment s’attendre à obtenir la justice ? »
Rappelons que Hemant Madhow avait été suspendu de ses fonctions le 21 janvier avec effet immédiat, une action disciplinaire que le MITD justifiait par cinq charges. On lui reprochait, entre autres, d’avoir fait des commentaires jugés non-fondés sur la gestion du MITD sur les ondes d’une radio privée le 20 novembre dernier et d’avoir ouvertement critiqué l’établissement pour sa façon de procéder dans un cas d’allégation de pédophilie. Après avoir fait l’objet d’un comité disciplinaire qui avait reconnu qu’il était intervenu en tant que syndicaliste, il a repris le travail le 28 avril. Il avait été réintégré avec un severe warning et le MITD lui avait fait savoir qu’il pourrait être sujet à « more severe disciplinary actions ».