Avec la conclusion, cet après-midi, de l’interrogatoire Under Warning de Sudha Singh, la whistle blower devenue suspecte dans l’affaire de pédophilie alléguée au Mauritius Institute of Training and Development (MITD), de nouveaux développements sont à prévoir dans cette affaire, qui défraie la chronique depuis novembre de l’année dernière. Les conseils légaux de Sudha Singh, dont Me Roshi Bhadain, envisagent la possibilité de loger devant les instances judiciaires compétentes et appropriées une Private Prosecution contre l’ancien instructeur du MITD confronté à ces allégations. Entre-temps, à partir de 14 h, Sudha Singh, qui a été inculpée provisoirement pour complot, retournera au QG du Central CID pour la suite de son questioning formel où elle compte de verser dans le dossier à charge trois CD d’enregistrement de confessions de l’étudiante du MITD au sujet de ses rencontres présumées avec l’instructeur dénoncé.
Sudha Singh, qui a été entendue par les enquêteurs du Central CID pendant au moins sept heures samedi, a passé le week-end en compagnie de ses conseils légaux pour mettre au point la stratégie pour la fin de l’interrogatoire et la suite à cette affaire. À ce stade, deux éléments majeurs plaident en faveur de ce move pour une Private Prosecution, droit de tout citoyen selon la Constitution. Dans l’entourage de Sudha Singh, l’on s’étonne du fait que la police n’ait pas cru nécessaire de consigner la moindre déposition de l’ancien instructeur du MITD mis en cause par les dénonciations de la jeune étudiante.
« Nous savons que cet ancien employé du MITD est un protégé politique. Mais nous ne savions pas que face à de telles accusations accablantes, il allait pouvoir bénéficier d’une telle protection dans le cadre d’une enquête pour que justice soit faite », laisse-t-on entendre parmi ceux qui affichent leur soutien à Sudha Singh, déjà accablée par deux inculpations provisoires alors qu’elle affirme n’avoir fait que son devoir.
« Nous comptons aller de l’avant avec une Private Prosecution contre le pédophile présumé et super protégé même si une enquête policière est en cours. Nous pensons pouvoir fournir suffisamment de preuves formelles pour soutenir devant une Cour que justice doit être faite dans ce cas et que Impunity must not be the order of the day. Après avoir écouté les aveux de la jeune étudiante, Sudha Singh a assumé ses responsabilités en tant qu’enseignante selon le protocole en vigueur au MITD », poursuit-on dans ces mêmes milieux.
Pour la troisième et dernière séance d’interrogatoire, Sudha Singh, qui a déjà consigné tous les détails de cette affaire qui remonte à octobre 2011, se prépare à mettre à la disposition des limiers du Central CID des copies de trois CD d’enregistrement des confessions de la jeune victime à des responsables du MITD aussi bien que la retranscription totale de ces échanges se déroulant principalement au mois de novembre 2011, quand le scandale de pédophilie alléguée venait d’éclater au MITD.