L’affaire du scandale de pédophilie alléguée au Mauritius Institute of Training and Development (MITD) continue à faire des vagues. Après la psychologue du MITD Pascale Bodet, l’ex-Instructor en Communications Skills Sudha Singh, placée en état d’arrestation, a été interrogée Under Warning pendant sept heures, hier après-midi, dans les locaux du Central CID. Et vendredi ce sera au tour du syndicaliste Hemandar Madhow d’être convoqué formellement par les enquêteurs. Mais le fait qui mérite d’être retenu est qu’à ce stade de l’enquête, le Central CID enquête dans une affaire entendue par une Senior Magistrate de la Cour intermédiaire, Véronique Kwok, mais sans avoir pris connaissance de la version intégrale du rapport du Fact Finding Committee au sujet de ces allégations de pédophilie au MITD.
Pendant les sept d’heures d’interrogatoire d’hier après-midi, en présence de son conseil légal, Me Roshi Bhadain, Sudha Singh a consigné sa version des faits de manière chronologique en rejetant de manière catégorique les accusations de Conspiracy dans cette affaire. Elle a fait comprendre aux limiers du Central CID que la genèse de ce scandale tourne autour d’un téléphone cellulaire dernier cri neuf en possession de l’adolescente fréquentant le MITD d’Ebène.
Cela remonte à octobre de l’année dernière. Intriguée, l’enseignante ne devait nullement être satisfaite de la réponse initiale de la jeune fille. « Enn ex-boyfriend pou donne twa enn telefonn parey », aurait-elle laissé échapper. Par la suite, l’adolescente devait revenir sur ses explications pour s’engager dans des révélations quant à ses relations intimes avec son instructeur mis en accusation.
Lors de son interrogatoire, Sudha Singh a soutenu qu’aux termes du protocole en vigueur au sein du MITD, elle n’avait d’autre choix que d’encourager la jeune fille à se confier à la psychologue de service sur ces graves problèmes. Lors d’une des dernières visites de la psychologue Pascal Bodet en octobre de l’année dernière, la question fut évoquée, avec la jeune fille répétant ses expériences sexuelles.
Sudha Singh, qui pourrait être inculpée à la mi-journée de Conspiracy, maintient qu’elle n’a fait que son devoir aux termes des Rules and Regulations en vigueur au MITD. Le Central CID a initié cette enquête car le 24 avril dernier, un dénommé Servansingh du ministère de l’Éducation avait consigné une déposition en déposant de courts extraits du rapport du Fact Finding Committee.
Tout au long de l’exercice d’hier, Me Roshi Bhadain s’est interrogé sur les méthodes d’enquête du Central CID, qui ne s’est basé que sur de très courts extraits au lieu de prendre connaissance de l’intégralité des dépositions et des conclusions de la Senior Magistrate de la Cour intermédiaire.