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  • Cette situation dure depuis la fin des JIOI 2019 et ne plaît pas aux sportifs, surtout à ceux qui ont des responsabilités familiales
  • Contacté, samedi, le MJS a indiqué que les allocations pour janvier et février seront payées cette semaine et qu’un retour à la normale est prévu bientôt

Les athlètes bénéficiaires d’une bourse de haut niveau sont mécontents. La raison: ils reçoivent désormais leurs allocations avec trois mois de retard et ce, depuis la fin des 10es Jeux des Iles de l’océan Indien. Week-End a pris contact avec le ministère de la Jeunesse et des Sports pour en savoir plus. Tout en renvoyant la balle aux fédérations, le MJS nous a quand même confirmé qu’il y a effectivement un problème et que les allocations pour les mois de janvier et février seront payées, cette semaine. Des solutions sont à l’étude, dit-on, afin de régler, une fois pour toute, ce problème.

Ils sont nombreux les sportifs de haut niveau, plus particulièrement ceux se trouvant dans une situation financière difficile et ceux ayant des obligations familiales, à n’avoir pas apprécié la position adoptée par le MJS depuis la fin des JIOI. En effet, nous avons appris qu’ils ont perçu leurs allocations après trois mois, alors que d’habitude, ils l’obtiennent mensuellement. C’est ce qui s’est passé pour la période juillet-septembre et octobre-décembre 2019. Plusieurs athlètes nous ont confirmé ce problème. «Nous avons appris qu’à un moment donné, le board du High Level Sports Unit (HLSU) n’avait pu se réunir en raison des Jeux des Iles et ensuite, en raison de la tenue des élections générales», fait-on remarquer.

Pas des mendiants !

Ces raisons ne sont cependant pas pour plaire aux athlètes qui affirment que les sportifs sont eux, matin et après-midi, sur les différents sites d’entraînement, afin de pouvoir défendre les couleurs du pays honorablement. «Il faut que les gens au MJS sachent que nous avons aussi des obligations, comme eux, comme tout le monde. Cette allocation nous aide énormément à chaque fin du mois et c’est notre dû. Alors qu’on arrête de faire comme si nous étions des mendiants», fait-on ressortir. Certains dirigeants se sont également plaints étant donné que suite à l’absence prolongée des paiements, c’est vers eux que se tournent très souvent les athlètes. Les entraîneurs sont également sollicités dans ce genre de cas, eux qui passent énormément de temps avec leurs athlètes.

Aux dernières nouvelles, nous avons appris que tous les bénéficiaires obtiendront leurs allocations pour les mois de janvier et de février. Nous avons même eu la confirmation que le nécessaire sera fait dès cette semaine, après une rencontre du board du HLSU, lors de la semaine écoulée. En revanche, on ne semble pas vouloir endosser l’entière responsabilité de ce retard. Car on avance que certaines fédérations sont également responsables n’étant pas en mesure d’envoyer les rapports dans les temps voulus. Si certaines fédérations réfutent cette thèse, en revanche, d’autres affirment que certains entraîneurs tardent à faire le nécessaire.

Par ailleurs, nous avons appris que le board du HLSU a été reconstitué et que tout est mis en œuvre pour que ce problème soit désormais résolu. Il nous revient même que des solutions sont actuellement à l’étude pour éviter que les athlètes de haut niveau ne soient pénalisés à l’avenir et faire de sorte qu’ils reçoivent leurs allocations dans les délais prescrits. Espérons que ce sera effectivement le cas et que les athlètes puissent eux se concentrer sur leur préparation et non se stresser pour des problèmes qui ne devraient pas être les leurs.

Car pour l’heure, la situation contraste avec ce qu’avait affirmé le ministre Stephan Toussaint à l’Assemblée, vendredi. Répondant aux critiques de l’ex-badiste et membre de l’opposition Karen Foo Kune, il avait vanté les mérites du HLSU qui, a-t-il dit, apportait le soutien financier nécessaire aux athlètes !