La liste des athlètes bénéficiaires d’une bourse de haut niveau a été rendue officielle par la High Level Sports Unit après avoir eu le feu vert au ministère de la Jeunesse et des Sports, il y a un peu plus d’une semaine. Si nombre d’athlètes se sont vu accorder une hausse, en revanche, dans certains cas, les disparités notées suscitent des interrogations.
Le premier cas qui interpelle demeure sans conteste celui du nageur Bradley Vincent. En effet, on comprend mal comment un athlète qui a réalisé les minima B pour les Jeux olympiques et qui n’est qu’à une toute petite seconde des minima A puisse être considéré dans la catégorie continentale avec une allocation mensuelle de Rs 11 000 seulement. Qui plus est, Bradley Vincent a amélioré son record national au 100m nage libre lors des séries, lundi dernier à la FINA (Fédération internationale de Natation)/airweave Swimming World Cup, à Doha au Qatar. Après ses 50:39 réalisés aux Jeux d’Afrique, il y a deux mois, au Congo Brazzaville, le nageur a cette fois nagé en 50:34. Il est en action à Dubaï ce week-end dans le but d’améliorer encore sa performance.
L’autre cas qui interpelle demeure celui du cycliste Yannick Lincoln. Déjà qualifié pour les Jeux olympiques en VTT, il se trouve toujours dans la catégorie continentale avec une allocation mensuelle de …Rs 11 000, alors qu’il aurait dû logiquement passer à une étape nettement supérieure. Ce qui lui aurait ainsi permis de mieux se préparer en vue de la plus prestigieuse des événements sportifs planétaires. L’haltérophile Roilya Ranaivosoa est également mal considérée dans le sens où cette dernière est considérée dans la catégorie intercontinentale avec une allocation de Rs 15 000 alors qu’elle est bien classée au niveau mondial dans la catégorie des moins de 53 kg. Pourtant, dans cette même catégorie, Emmanuella Lent-Labonne bénéficie elle d’une allocation mensuelle de Rs 18 000 alors qu’elle ne figure même pas dans le classement mondial. 
En haltérophilie toujours, Shalinee Valaydon qui a uniquement brillé aux Jeux des Iles perçoit elle une allocation de Rs 11 000. Ce qui laisse à réfléchir par rapport au soutien accordé par le ministère de la Jeunesse et des Sports à Bradley Vincent, Yannick Lincoln et Roilya Ranaivosoa. En dernier lieu, on citera le cas de la triathlète Fabienne St Louis qui est toujours considérée dans la catégorie continentale avec une allocation mensuelle de Rs 6 500 seulement. Elle est actuellement classée 117ème mondiale et devra rester parmi les 140 premières pour espérer aller aux JO. 
Pour ce faire, elle devra impérativement participer à un maximum de compétitions et prendre le plus de points possible. Comment alors se mettre dans les meilleures conditions avec une allocation mensuelle de Rs 6 500 seulement. Ce qui est sûr, c’est que des réajustements sont nécessaires afin d’éviter, à l’avenir, des disparités semblables et surtout encouragé les athlètes à viser réellement le très haut niveau.