Les fédérations sportives ont reçu, depuis jeudi, leurs budgets de fonctionnement pour l’année 2014. L’occasion pour le ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS) de récompenser en quelque sorte les fédérations qui ont fait du bon travail et de tirer les oreilles des autres. À ce titre, la hausse la plus conséquente est celle enregistrée par la Fédération mauricienne de kick-boxing et disciplines assimilées (FMKBDA) dont le budget passe de Rs 1,240 M à 3,150 M.
Jérémie Rousseau, président de la FMBKDA, se dit heureux de la considération du MJS à l’égard de la fédération qu’il dirige. « On se dit que cela est le résultat de notre travail. Cela nous aidera surtout dans nos déplacements, où nous prévoyons d’être représentés par plus de tireurs », explique le président.
Mais il faut savoir que le sentiment qui l’anime en ce moment n’a pas été le même en prenant connaissance de la feuille budgétaire, la faute à un léger malentendu. « Il y a eu, en effet, un petit souci vite réglé après des discussions. Il faut savoir que sans ça, nous aurions été obligés de travailler uniquement avec l’élite. » Or, 2014 s’annonce comme l’année où la relève doit assurer ses arrières. « Il y a les Mondiaux juniors. Après le malentendu, nous avons eu une discussion avec le ministre et le PS. Et nous sommes ressortis du bureau avec le sourire », poursuit Jérémie Rousseau.
Mieux, les choses s’annoncent assez sereines pour la FMKBDA, puisque ses représentants sont repartis avec l’assurance qu’ils pourraient bénéficier des fonds CSR pour leurs déplacements à venir. « Au cours de la conversation avec le PS, nous avons obtenu l’assurance que les fonds nous aideront, même pour nos déplacements. Là, nous avons une base solide et je pense que les choses vont encore évoluer, puisque le ministre a toujours été à notre écoute », avance Jérémie Rousseau.
L’athlétisme, par contre, se taille la part du lion avec un budget revu à la hausse, passant de Rs 5,9 M à Rs 6,5 M. Cependant, à bien y voir, les choses ne sont pas aussi roses à la base. « Certes, la hausse est bienvenue. Mais il faut aussi savoir que nous ne pourrons employer un étranger pour la préparation des athlètes », admet Vivian Gungaram, président de l’Association mauricienne d’athlétisme.
En règle générale, toutes les fédérations ont connu une hausse dans leur budget. Cependant, quelques-unes ont vu leur financement réduit, à l’instar du judo, dont l’ardoise passe de Rs 2,625 M à Rs 2,4.
Les fédérations handisportives n’ont pas été en reste. D’ailleurs, on voit que la Aurally Handicapped Persons Sports Federation, la Mentally Handicapped Persons Sports Federation, la Physically Handicapped Persons Sports Federation et la Visually Handicapped Persons Sports Federation ont toutes vu leurs allocations passer de Rs 200 000 à Rs 350 000.
En outre, certaines fédérations, absentes en 2013, font ou refont leur apparition sur la feuille de calcul du MJS. C’est le cas de la Mauritius Brazilian Jiu-jitsu Federation, qui se voit offrir un budget de fonctionnement à hauteur de Rs 300 000. La Mauritius Amateur Weightlifters and Powerlifters Association fait également son retour dans ce tableau avec une enveloppe de Rs 1 M.
Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Devanand Ritoo, a voulu, à travers ce geste, encourager les athlètes. « Prenez le kick-boxing. Nous avons voulu leur offrir une motivation supplémentaire », affirme-t-il.
Cependant, le football, son cheval de bataille, y laisse quelques plumes dans cet exercice, même si le budget de la Mauritius Football Association a connu une légère hausse (seulement Rs 40 000). Les raisons ? Aucune amélioration, avoue le ministre. « Cependant, il ne faut pas oublier les Rs 10 M que nous donnerons aux clubs. Ensuite, pour les grandes compétitions, nous pourrons toujours faire des ajustements », conclut-il.