Le Cash prize scheme du ministère de la Jeunesse et des Sports, récompensant les médaillés aux compétitions régionales, continentales et internationales, pourrait bientôt connaître des changements importants. Car dans certains cas, l’écart qui existe entre les différentes récompenses est disproportionné estiment les membres du High Level Sports Unit (HLSU). Selon son président, Nagalingum Pillay Samoo, des réflexions ont déjà été engagées sur ce dossier pour un rééquilibrage. Une proposition sera même faite prochainement à la section finance du MJS, pour que des mesures soit prise en conséquences. Si la démarche est approuvée, a-t-il ajouté, cette mesure devrait être en vigueur dès l’année prochaine.
La contestation – légitime – de l’entourage du boxeur James Kennedy St Pierre après sa médaille d’argent aux récents Jeux du Commonwealth, en Ecosse, a poussé les membres. En effet, alors qu’il devait bénéficier d’une somme de Rs 90 000, cette récompense a finalement été nettement revue à la hausse pour atteindre la barre des Rs 200 000. Selon le barème établi, un médaillé d’or  touche Rs 180 000 pour les Jeux du Commonwealth, alors que le médaillé de bronze obtient Rs 63 000. Avec tout ce remue-ménage, le board du HLSU a pris la décision de se pencher sérieusement sur un rééquilibrage, non seulement pour ces Jeux, mais aussi dans certains cas où des récompenses ne sont pas proportionnées.
Autre exemple de disparité demeure sans conteste le cash prize accordé à un athlète en cas de médaille d’or aux Jeux olympiques. Dans ce cas précis, une récompense de Rs 1.5M est prévue. En revanche, pour ce qui est du médaillé d’or aux Jeux paralympiques (réservés aux handicapés), seule une enveloppe de Rs 200 000 est prévue. C’est pour ces raisons que Nagalingum Pillay Samoo et son équipe ont décidé de tout revoir, afin qu’il y ait désormais une bonne dose de proportionnelle à la remise des différents chèques.
Pour Nagalingum Pillay Samoo, il était plus que temps d’apporter un équlibre aux chiffres, tout en respectant et reconnaissant le mérite de chaque athlète . « Nous avons analysé les différents chiffres du Cash Prize scheme et nous avons constaté qu’il y avait une certaine disparité dans certains cas. Il était de notre devoir de corriger certaines choses, afin que les récompenses soient plus adaptés à la réalité de la compétition. Car il ne faut pas oublier que l’objectif de ce scheme est de reconnaître les efforts et les sacrifices des athlètes, mais aussi de les encourager à réaliser des performances de très haut niveau », a expliqué Nagalingum Pillay Samoo.
Un réajustement, a-t-il affirmé, va non seulement encourager davantage l’athlète, mais aussi le motiver à donner le meilleur de lui-même. « Une proposition sera faite à la section finance du MJS et si tout se passe bien, je pense que cette mesure devrait entrer en vigueur dès l’année prochaine », a-t-il fait ressortir. D’autre part, les membres du HLSU se sont réunis il y a deux semaines, au siège du MJS à l’Emmanuel Anquetil Building à Port-Louis. « C’était l’occasion pour passer en revue quelques dossiers en suspens », a-t-il souligné.
Ces dossiers concerne la participation mauricienne à diverses compétitions continentales et internationales. On retrouve parmi les Championnats d’Afrique de la Jeunesse, tenus en mai dernier au Botswana où Maurice avait remporté 19 médailles, dont les trois médailles d’or de Julien Paul en badminton. Les membres se sont aussi penchés sur la participation des locaux aux Championnats d’Afrique de judo (juin à Maurice) et de ji-jitsu (août en Tunisie entre autres.
La catégorie G, une nouvelle motivation
Pour Nagalingum Pillay Samoo, c’était l’occasion pour les membres de passer en revue la situation et de confirmer les récompenses pour les athlètes et leurs entraîneurs. Ces derniers bénéficient eux de 40% de la somme obtenue par un athlète pour sa meilleure performance réalisé à une compétition. « On a passé en revue le nombre de pays participants et d’autres critères établis pour l’otention d’une récompense », a-t-il expliqué. Il a ajouté que le HLSU a également reçu beaucoup de requêtes de la part des fédérations au niveau de la catégorie G.
Cette catégorie, a-t-il fait remarquer, était le souhait du ministre de la Jeunesse et des Sports et ce, à la suite de nombreuses représentations faites par les fédérations.  Des critères ont été ainsi établis, afin de voir comment répondre aux sollicitations. « Bon nombre de compétitions n’étaient pas listées. Nous avons créé cette catégorie et au niveau du board, nous analysons les compétitions avant de voir lesquelles seront validés. Ce qui est important, c’est que ces compétitions sont reconnues par les fédérations internationales.
Je précise aussi que les cash prize ne sont pas aussi élévés que les catégories déjà listées », a-t-il fait ressortir.
Selon Nagalingum Pillay Samoo, l’entrée en vigueur de ce cash prize est venu encourager davantage les sportifs qui, jusque là, n’étaient pas récompensé dans certaines compétitions. « C’est une reconnaissance des efforts et sacrifices de l’athlètes, mais à un tout autre niveau. Bien évidement les critères sont très différentes que ceux des Jeux du Commonwealth par exemple. Les récompenses ne sont pas aussi énormes, mais nous estimons que c’est une motivation pour un athlète de recevoir un cash prize là où il ne l’avait pas dans le passé », a-t-il conclu.