Le ministre de la Jeunesse et des Sports a rencontré les présidents des fédérations sportives hier dans les locaux du MJS à Rose-Hill. Pendant un peu plus d’une heure, Devanand Ritoo a parlé des objectifs à atteindre et a écouté les quelques intervenants, qui ont fait part de leurs griefs.
D’entrée, le ministre a souhaité rappeler le pourquoi de cet exercice. « Dans une année où les objectifs ne vont pas manquer, il est important de cerner les problèmes et de trouver des solutions », a indiqué Devanand Ritoo. C’est entouré des Desk Officers, du président du Trust Fund for Excellence in Sports (TFES), Désiré Tsang, et de Giandev Moteea, président de la Club Maurice Company, que le ministre a animé cette rencontre.
Dans son discours de circonstance, il a rappelé que l’année 2012 a été une année riche en événements et en enseignements, dont le principal a été l’étroite collaboration qui doit exister entre le MJS et les fédérations sportives. « Nous sommes condamnés à travailler ensemble », a-t-il répété. « En dehors de quelques cas isolés, je peux dire que nous avons eu des relations très cordiales avec les fédérations sportives. »
Le ministre a aussi parlé des réalisations du TFES. Selon les chiffres qu’il a avancés, le Trust a financé près de 400 athlètes sous différents pôles. « Je voudrais préciser que le TFES ne fait aucun travail en parallèle. C’est un organisme qui agit en facilitateur et en collaborateur », a rassuré le ministre.
Il a aussi passé en revue les différentes émanations du MJS, dont la Club Maurice Company, le Mauritius Sports Council (MSC) et la High Level Sports Unit (HLSU), toutes appelées à travailler avec les fédérations sportives. « Sans vous, le MJS ne peut fonctionner », a fait ressortir Devavand Ritoo.
Selon l’analyse du ministre, les sportifs mauriciens ont ramené pas moins de 356 médailles des compétitions auxquelles ils se sont alignés ces quatre dernières années. « Dans les chiffres, il y a 18 fédérations qui ont ramené des résultats. Mais le mauvais côté, c’est qu’il y en a 18 autres qui n’ont rien ramené », a martelé le ministre.
Les deux fédérations les plus performantes ont été la Fédération mauricienne de kick-boxing et disciplines assimilées (FMKBDA) et l’Association mauricienne de boxe. Les deux disiciplines ont produit sept champions d’Afrique, ramené 19 médailles intercontinentales et quatre distinctions mondiales.
2012 s’est soldée sur une bonne note avec pas moins de 42 médailles obtenues lors des différentes compétitions. « Nous avons eu des indications intéressantes pour la suite, avec notamment Christiane Legentil, Heather Arseth, Annabelle Lascar et Fabienne St Louis. Nous allons mettre l’accent sur les jeunes, puisqu’ils sont nombreux à avoir démontré du potentiel. »
À l’heure des questions, les présidents qui ont pris la parole ont fait part de leurs griefs. Véronique Marisson, présidente de la Physically Handicapped Persons Sports Federation (PHPSF), a voulu savoir quand seraient livrés les nouveaux bureaux. « Nous avons fait la demande depuis assez longtemps. »
Bharun Teeroovengadum, fraîchement élu à la tête de l’Association mauricienne de volley-ball, a parlé d’organiser plus de compétitions régionales, tout comme de lancer la Caravane du Volley. « Rodrigues sera aussi une partie prenante de notre calendrier et de nos sélections », a-t-il déclaré.
Les autres présidents, à l’instar de Jérémie Rousseau (FMKBDA) ou encore Jean-Marie Malepa, de la Mentally Handicapped Persons Sports Federation (MHPSF), ont remercié le ministre pour son soutien pendant la saison écoulée. « Sans votre aide, nous n’aurions pu être aussi performants. »