Le ministre de la Jeunesse et des Sports (MJS) Devanand Ritoo étaient à Rose-Hill hier après-midi, plus précisément au Centre National de Badminton pour rencontrer les présélectionnés en vue des Jeux des Îles de l’Océan Indien (JIOI) en aôut prochain à La Réunion. L’objectif sera bien évidemment de faire une razzia avec sept médailles d’or en ligne de mire.
À moins d’un an du grand rendez-vous indianocéanique, le ministre estime qu’il est temps de passer à la vitesse supérieure. Il est tout de suite entré dans le vif du sujet, expliquant qu’il n’attendait au moins que sept médailles d’or. « J’estime que nous avons le potentiel pour aller chercher les sept médailles d’or. J’attends beaucoup de vous les badistes car j’estime que vous avez les capacités et le potentiel pour faire honneur au quadricolore mauricien », explique-t-il lors de son intervention. Il rajoute, « Nous, ce qui nous intéresse, ce sont les JIOI. C’est nos Jeux Olympiques à nous Mauriciens. C’est un honneur pour tout sportif de représenter le pays dans un tel évènement. Et je n’attends ni plus ni moins que le plus précieux des métaux ».
Devanand Ritoo a expliqué également que son ministère veillera à ce que les préparations des badistes se passent sans anicroches. « Nous avons besoin de résultats au sein du MJS. Il faut impérativement qu’il y ait retour sur investissement. Je veux voir des professionnels à l’oeuvre. Les sponsors investissent beaucoup d’argent dans la préparation des athlètes. Il ne faut pas les décevoir »,
souligne notre interlocuteur. Pour rappel, Maurice a longtemps dominé les débats en badminton lors des différents rendez-vous indianocéanique. On se souvient qu’en 1979 (Réunion), en 1985 (Maurice), en 1990 (Madagascar), 1993 (Seychelles), et 1998 (La Réunion), Maurice avait remporté la bagatelle de sept médailles d’or lors de ces JIOI. En 2003 en terre mauricienne, les Seychelles avaient alors progressés mais cela n’avait pas empêché nos locaux de se distinguer, eux qui sont montés sur la plus haute marche du podium à cinq reprises. Lors des derniers JIOI en 2011, n’oublions pas que Maurice avait remporté trois médailles d’or en double mixte et par équipes (hommes & dames).
« J’ai placé la barre très haut pour le badminton. Je veux des résultats. Je m’attends à ce que les performances soient au rendez-vous », a renchéri le ministre. Philippe Hao Thyn Voon, président du Comité Olympique Mauricien (COM) s’attend pour sa part à ce que les joueurs soient exemplaires en terre réunionnaise. « Je m’attends à ce que vous soyez méthodique, discipliné, voire irréprochable. En terre seychelloise, il faudra rester concentrés jusqu’au bout. C’est uniquement le jeu qui compte. Ce n’est qu’après la compétition qu’on pourra penser à visiter tel ou tel lieu mais pas avant. Nous avons la responsabilité de faire honneur au pays en ayant l’esprit d’équipe. Le succès vient toujours à point nommer pour ceux qui travaillent très dur. Bosser pour atteindre vos objectis et vous serez récompensés », fait ressortir PHTV.
À noter que les badistes ont fait part de leurs doléances, eux qui ont principalement des soucis de transport. Ils souhaiteraient notamment que le groupe continue de s’entraîner et de bénéficier de frottement après les JIOI. Raj Gaya, secrétaire de l’Association Mauricienne de Badminton (AMB) a notamment fait ressortir que ce n’était pas aussi simple. « Prenons le cas de l’Afrique du Sud. À Maurice, nous avons un budget annuel de Rs 2 M alors que les Sud-Africains en totalisent 8 M. Et puis, il y a les frais de déplacements pour nous qui reviennent à beaucoup plus chers. Il faut aussi souligner qu’à Maurice, nous jouons face à des adversaires que nous connaissons très bien et c’est inévitable que nous ne progresserons pas car nous avons besoin de nous mesurer à  différents badistes. En Afrique du Sud, c’est différent, pour passer d’un endroit à l’autre, ils doivent prendre l’avion. Ils sont opposé à des adversaires qui ne se connaissent pas et d’un excellent niveau et cela leur permet de progresser. Pour aller à la guerre, il faut avoir les munitions nécessaires », explique Raj Gaya.