Le MMM se dit contre la privatisation de la  CWA. C’est ce qui ressort de la conférence de presse donnée jeudi par le leader de l’opposition, Paul Bérenger. Ce dernier a en outre annoncé que le dossier de l’eau figure parmi les sujets qui seront évoqués en priorité dans le cadre de ses PNQ à la reprise parlementaire prévue le 29 mars prochain.
Paul Bérenger a observé que la promesse faite l’année dernière par le ministre des Utilités publiques, Ivan Collendavelloo, à l’effet que le pays disposera d’une fourniture d’eau 24/24h, « n’a pas été traduite dans la réalité ». Il souligne : « Au lieu de cela, on entend parler de privatisation de la CWA. Le nouveau CEO de la CWA, Yousouf Ismael, s’est lui-même prononcé contre cette privation en attendant que la situation interne dans le corps para-étatique soit redressée. » Dans le même souffle, Paul Bérenger a rappelé que, lors de la présentation du Budget l’année dernière, le ministre des Finances, Vishnu Lutchmeenaraidoo, avait annoncé que « tous les consommateurs bénéficieront de 7 mètres cubes d’eau gratuitement ». Il poursuit : « Or, cette fois, le ministère des Utilités publiques annonce en fanfare que seules les familles démunies bénéficieront de 7 mètres cubes d’eau gratuitement. Le bluff a une limite (…) Le MMM dit “non” à la privatisation. »
Le leader de l’opposition a aussi évoqué l’agression « particulièrement cruelle » qui s’est produite à Banane. « Il y a une perception que la police ne fait pas son travail et qu’il y a une ingérence politique dans certains cas. Or, il ne faut pas que personne songe à prendre la loi entre ses mains. La police doit faire son travail comme il le faut », a-t-il dit avant de lancer un appel solennel au Premier ministre et au commissaire de police pour leur demander de « ne pas laisser se développer de situations dangereuses, surtout si elles prennent une dimension communale ». Il a affirmé qu’il compte également évoquer cette question en priorité à travers une PNQ.
Finalement, le leader de l’opposition a dénoncé ce qu’il estime être « un vaste “cover-up” concernant le trafic de “horsepower” » de véhicules. « Dans un premier temps, il y a eu des arrestations des officiers de la NTA, de propriétaires de voitures… jusqu’à ce qu’on arrive au ministre Gungah. Il y a eu aussi le fils d’un autre ministre et d’une autre personnalité politique, qui étaient également soupçonnés », a-t-il fustigé. Il s’est ainsi dit « étonné » que « maintenant, le ministre du Transport public, Nando Bodha, ait opté pour l’amnistie miracle ». Ceux qui sont concernés par le “horsepower” des véhicules « n’ont qu’à régulariser leurs papiers et faire leur examen de “fitness”, même les dimanches », a observé Paul Bérenger.
Le leader de l’opposition a également annoncé que plusieurs autres sujets – à l’instar de la BAI, du traité de non-double imposition et du dossier de l’eau – seront évoqués prochainement lors de conférences de presse. Interrogé sur les dissensions observées au sein du gouvernement, Paul Bérenger a simplement estimé qu’il « n’y a pas de gouvernement au pouvoir actuellement ».