Le leader du MMM, Paul Bérenger, a affiché une image offensive de son parti après la réunion du bureau politique mauve hier. Il a, par la même occasion, annoncé la fin du Remake mais garde la porte ouverte pour des discussions sur de nouvelles bases.
« Nous sommes loin d’être sur la défensive. Tout au contraire, nous sommes d’attaque. Nous sommes les maîtres du jeu sur la scène politique », a déclaré Paul Bérenger, qui a expliqué que le MMM prépare activement l’assemblée des délégués à la municipalité de Quatre-Bornes jeudi. « Il n’a jamais été question que le MMM se rapproche ou ne s’allie au PTr sans nettoyer et démocratiser le pays. Il n’a jamais été question de s’allier au PTr et de poursuive comme si c’était business as usual. Le MMM n’entrera pas au gouvernement et ne prendra pas le gouvernement et Paul Bérenger ne sera pas Premier ministre, si ce n’est pas pour nettoyer et démocratiser le pays. Nous pensons que tout le monde a bien compris cela ».
Paul Bérenger a insisté d’autre part qu’il était de son devoir de tout faire pour arriver à une bonne réforme électorale. Il a affirmé qu’il ne faut pas de bouc émissaire, car c’est lui qui a pris l’initiative, malgré les risques et les confusions, d’essayer de réussir l’élaboration d’une bonne réforme électorale. Il estime que Navin Ramgoolam porte la responsabilité de cet échec devant l’histoire.
Paul Bérenger a également annoncé que le bureau politique a adopté par une écrasante majorité, soit 40 pour et une abstention, la fin du Remake, c’est-à-dire la répartition 30/30 des candidats et le partage du poste de Premier ministre selon la formule trois ans/deux ans.
« Nous gardons toutefois la porte ouverte pour une alliance MMM/MSM sur de nouvelles bases et certainement pas celles du Remake », a-t-il insisté en précisant toutefois que cela n’est pas d’actualité et que le MMM se prépare à aller seul aux élections générales.
Le leader du MMM n’a pas toutefois à ce stade commenté la déclaration de Navin Ramgoolam hier soir. Cependant dans les milieux du parti hier soir, on prenait note du ton adopté par le Premier ministre mais « it’s very late » faisait-on comprendre. On constate également que c’est la première fois que le Premier ministre a reculé par rapport à sa position la semaine dernière. Toujours dans les milieux du MMM, on constate que ce parti n’a pas confiance en le Premier ministre. « Tout ce qu’il peut faire c’est présenter un texte au parlement soit le 13 mai soit le plus vite possible à moins qu’il ne dissolve le parlement. On verra alors », souligne cette même source.
Par ailleurs, les militants se sont montrés critiques relativement aux déclarations de presse d’Ivan Collendavelloo.