Après la démission des députés du MMM Jean-Claude Barbier, Joe Lesjongard et de Rafick Sorefan, une vague de démissions s’en est suivi dans certaines branches du MMM. Hier après-midi, le président de la régionale N° 15, Hossen Chuttoo, ainsi qu’une vingtaine de responsables qui ont soumis leur démission de cette régionale, ont animé un point de presse pour faire part de leur amertume quant à la manière de procéder de leur ancien leader Paul Bérenger.
Rafick Sorefan, député démissionnaire, a critiqué la façon de faire du leader du MMM « kinn bless bann militan rezional No 15 », déplorant certaines de ses récentes remarques. « Li pa posib koz kominalism dan No 15 », a-t-il déclaré, faisant ressortir que « les différents responsables des branches du No 15 viennent de différentes communautés ». Il dit suivre l’évolution de cette régionale « malgre ki ena enn vag demission e ki pa pe fer eleksion pou lexekitif ». Évoquant l’assemblée des délégués de dimanche dernier, où 236 branches sur 540 ont voté la confiance envers la nouvelle direction — donc 43 % des branches —, Rafick Sorefan a tiré à boulets rouges sur l’actuel secrétaire général du parti, Ajay Gunness, annonçant qu’il avait l’intention de lui servir une mise en demeure concernant les allégations quant à son appartenance à la franc-maçonnerie. « Kan Paul Bérenger dir Ajay Gunness enn vre sekreterr zeneral, li le dir ki bann lezot pa ti fer zot travay bien ? » Il est d’avis que cette « bonne entente » ne fera pas long feu. « Ajay Gunness oussi ena so bann move papye e an tan e lye sa pou resorti », avance-t-il.
L’ancien député MMM dit s’attendre à d’autres démissions au sein du parti et avance qu’une rencontre aura lieu entre tous les démissionnaires pour décider de la marche à suivre. N’écartant pas l’éventualité de créer un nouveau parti, Rafick Sorefan fait ressortir que les démissionnaires envisagent pour l’instant de former un « groupe ». Hossen Chuttoo, président de la régionale N° 15, a pour sa part soutenu qu’il avait démissionné « à cause des récentes remarques désobligeantes de Paul Bérenger », alors qu’il s’est toujours « investi à fond » au sein du parti pendant toutes ces années.