Visite de Ben Ekumbo de la FINA, nomination de Rajen  Dorasami comme DTN de football, enquête du MJS sur l’Assemblée Générale élective de l’AMVB, Richard Papie à la présidence de la fédération de lutte pour la 3e fois, amendement du Sports Act ou encore la situation de la Fédération mauricienne d’Haltérophilie. L’actualité sportive très riche, mais pas dans le bon sens du terme, en ce début d’année force le député de la circonscription No 20 à exprimer ses inquiétudes face dit-il à «une situation qui ne s’améliore pas au ministère de la Jeunesse et des Sports». Pour ajouter, dans ses confidences à Week-End en fin de semaine, que «c’est toujours le grand flou au MJS.»
En effet, l’arrivée d’un deuxième émissaire de la Fédération Internationale de Natation (FINA) pour tenter de trouver une solution au dilemme dans lequel se trouve la fédération nationale depuis une année et demie n’est pas pour déplaire au responsable du dossier sport au sein du MMM à l’Assemblée Nationale. Cependant Franco Quirin constate le manque de volonté pour résoudre ce problème après trois jours de discussions. «D’abord, il est clair que ce problème n’avait que trop duré. La visite de Ben Ekumbo à Maurice est long overdue et je pense que, dès le départ, le Kenyan a eu la bonne démarche en rencontrant les acteurs de ce sport, en particulier les clubs et je crois savoir qu’un accord avait été trouvé dès mercredi dernier pour remettre la Fédération mauricienne de Natation sur les rails à travers des élections et la mise en place d’un comité pour organiser les consultations régionales et nationales. Toutefois, à hier (ndlr: vendredi) il est à constater qu’il y a un macadam dans la machine et que la FINA, avec raison, n’est pas d’accord que ce soit un représentant du MJS qui assume la présidence de ce comité. Cela confirme une fois encore ce que j’ai toujours dénoncé, c’est-à-dire, l’ingérence du MJS au sein de cette discipline alors que la FINA a été claire et nette a ce sujet. A mon point de vue, ce que propose la FINA est beaucoup plus logique, avec un panel composé de tous ceux concernés par l’organisation de nouvelles élections et une personne indépendante à la présidence,» a expliqué le député mauve.
Où sont les conseillers au MJS?
Ce dernier trouve cependant aberrant qu’après 17 mois de conflit au sein de la natation mauricienne, que l’avenir de cette discipline se trouve, à nouveau perturbé «par la faute du MJS, enclin à vouloir tout contrôler alors que le plus important est que cette discipline prenne un nouveau départ», avance notre interlocuteur.  La transparence: c’est aussi ce que réclame le député du MMM dans la nouvelle situation au sein de la Fédération mauricienne d’Haltérophilie après la lettre du Registrar of Association (RoA) qui soutient que c’est Nundkishor Fakun qui est le président de cette fédération.
«Je suis à la fois dépassé et surpris par la situation au sein de cette fédération. Dépassé, parce que je trouve inadmissible que depuis la fin des Jeux des Iles en 2011, cette fédération n’arrive pas à fonctionner. Je crois savoir qu’il n’y a eu qu’une seule compétition à Maurice depuis août 2011. Il n’y a pas un mouvement sportif au monde qui accepterait une telle situation, surtout pour une discipline qui est un gros pourvoyeur de médailles pour les Jeux des Iles. Surpris par le fait que ce n’est que maintenant que les autorités constatent que les dernières élections n’ont pas été organisées selon les règles de la fédération. Mais je crois savoir que l’assemblée élective précédente aussi s’était déroulée dans les mêmes conditions. Alors où était le Registrar of Associations? Toutefois, il est à constater qu’il y a un consensus et cela ne peut être que bénéfique. J’espère tout simplement que ce ne sera pas au détriment des athlètes,et cela sans que personne ne soit offusqué, surtout au ministère des Sports», dira Franco Quirin.
La situation au sein de la Fédération mauricienne de Lutte laisse aussi perplexe le député mauve. Pour ce dernier c’est l’exemple parfait d’un manque de structure et d’encadrement au ministère des Sports. «Depuis le temps que le Sports Act est en vigueur à Maurice il n’y a personne au sein du MJS qui puisse statuer sur la légitimité d’une présidence. Tout simplement incroyable et qu’en pense le COM? On retrouve la même situation dans le volley-ball où cette discipline reste une affaire de famille avec un silence complice des autorités. Même si ce n’est pas illégal, je me demande bien si c’est éthiquement correct que deux frères assument la présidence et le secrétariat général d’une fédération? De toutes les façons, c’est une première à Maurice», confie le responsable du dossier sport au sein de l’opposition parlementaire.
Sports Act: que tout le monde soit on board  
Abordant la question des amendements au Sports Act que le ministère des Sports, Devanand Ritoo, a annoncés lors de sa rencontre avec les fédérations le 17 janvier dernier, le député mauve pousse d’abord un petit sourire d’étonnement pour ensuite dire avec force que: «au MMM, nous espérons que le mouvement sportif ne va pas vers une nouvelle déception. A force d’avoir promis ces amendements depuis son arrivée comme ministre, Devanand Ritoo a fini par provoquer un scepticisme général au sein du mouvement sportif. A ce jour, personne n’a vu ces amendements qui supposément sont prêts depuis belle lurette.»
Le député souligne également avec force son voeu que tout le monde soit on board dans le cadre de l’exercice d’amendements à la loi. «Il est important que le texte de loi soit rendu public très en avance afin de le mouvement sportif puisse en débattre et en faire les corrections qui conviennent. J’espère aussi que  les propositions du CIO ont été prises en considération  et nous, à l’Assemblée Nationale, nous apporterons notre contribution dans ce débat et demanderons des amendements là où ce sera nécessaire sans toutefois tomber dans la démagogie», a promis le député Mauve.