La Commission des femmes du MMM exprime ses vives inquiétudes face à l’ampleur de la violence dans le pays et qui prend des proportions alarmantes chez les jeunes. L’instance féminine mauve se demande si le gouvernement est conscient de la gravité du problème. Elle a insisté, lors d’une conférence de presse hier après-midi, sur la nécessité d’élaborer une politique pour assainir la situation.
« Trop de violence ! Il y a un mal-être, un mal vivre dans la société. Je demande que le gouvernement déclare la guerre à la violence et que cela devienne une de ses priorités », affirme Arianne Navarre-Marie, une des dirigeantes de cette Commission des femmes. Elle a énuméré les différents cas de violence enregistrés depuis le début de l’année et rapportés dans la presse. La députée mauve a cité les cas de vols avec agression, d’accidents de la route, de crimes passionnels, de suicides, de bagarres dans la rue impliquant des collégiens, de violence dans les écoles et de viols.
La députée Françoise Labelle qui a commenté le triste incident survenu à la Raoul Rivet G.S. touchant directement une élève de cinq ans soutient que cette enfant a aussi été victime d’une forme de violence et condamne sans réserve le ministère de l’Éducation pour sa façon de gérer ce problème qui a causé beaucoup de tort à cette fillette. « Ce problème est la conséquence d’un système éducatif hyper compétitif. Cependant, rien ne peut justifier qu’on traite un enfant de cinq ans comme un vulgaire criminel. Nous condamnons sans réserves le traitement infligé à cette fillette », déclare-t-elle.
Avec la même fermeté Françoise Labelle condamne l’agression physique à l’encontre de l’employée de la Child Development Unit (CDU) qui était dans l’exercice de ses fonctions ce jour-là à cette école primaire de Port-Louis. « Cette jeune femme s’est fait agresser devant une douzaine de personnes alors qu’elle était dans l’exercice de ses fonctions. Il n’y a aucune raison qui puisse justifier un tel acte », soutient-elle.
La Commission des femmes du MMM souhaite que les officiers de la CDU soient mieux protégés quand ils sont sur le terrain pour gérer des situations difficiles. Elle demande ainsi aux autorités concernées d’élaborer un protocole en ce sens. Les dirigeantes sympathisent aussi avec les familles qui se sont dirigées vers les centres de refuge pendant les pluies torrentielles. À ce sujet Lysie Ribot, la présidente de la commission, a exprimé son indignation par rapport à certains propos tenus par la ministre de la Sécurité sociale. Selon la député mauve, Sheila Bappoo n’aurait pas apprécié certaines remarques faites par des sinistrés et aurait reproché à certaines personnes d’être arrivées dans ces centres de refuge sans apporter quoi que soit pour pouvoir passer la nuit.
« Mme Bappoo dir ki bann dimoun-la ti bizin amen dra ek molton sek. L’arrogance de la ministre nous choque. Si lakaz sa bann dimoun-la ti sek ou kroir zot ti pou vinn kit zot lakaz pou vinn dan sant refiz ? Nous avons vu des images très tristes à la télévision. Bann mama inn rakonte kouma delo finn noy zot lakaz ek zot finn perdi tou. Kan tou finn tranpe kot ou kan ou bizin sov lavi ou zanfan ek ou lavi ou pa gagyn letan ger deryer », lance Lysie Ribot.
Les responsables de la Commission des femmes du MMM ont aussi commenté d’autres sujets d’actualité tels l’intoxication alimentaire la semaine d’une centaine d’élèves de l’école primaire de Bambous et le scandale impliquant une femme d’affaires en la désignant comme « madam-la ». Cette instance du MMM se demande comment cette dernière « a pu devenir multimillionnaire en si peu de temps ». « Nou byen kontan ki tou bann madam amelior zot lavi ek zot avanse dan lavi. Me nou pa tia kontan ki zot anrisi zot san fer zefor ek par malonete. Un tel comportement ne fait honneur à la femme. À la Commission des femmes du MMM nous prônons et vivons de vraies valeurs », déclare Françoise Labelle.