C’est le mercredi 20 mai que le MMM présentera ses candidats pour les élections municipales du 14 juin prochain. La liste sera finalisée cette semaine. Paul Bérenger affirme que la priorité sera accordée aux conseillers sortants, puis aux membres des comités régionaux et ensuite à ceux qui ne figurent pas dans le parti, mais qui souhaitent contribuer au développement de leurs villes respectives.
« La priorité actuellement demeure les élections municipales », a fait comprendre Paul Bérenger, leader du MMM, en conférence de presse samedi dernier à la salle du conseil de la municipalité de Beau-Bassin/Rose-Hill. Le parti se rendra à la Commission électorale demain à 11 h pour s’enregistrer en tant que tel aux prochaines élections municipales. Donnant la réplique à SAJ qui avait soutenu, lors du meeting du 1er mai à Vacoas, que l’Alliance Lepep va « nettoyer les villes », Paul Bérenger trouve ironique le commentaire du Premier ministre qui, dit-il, semble oublier que des membres du MSM comptent parmi les anciens maires, notamment à la municipalité de Beau-Bassin/Rose-Hill et Quatre-Bornes.
Au sujet de la situation au sein de la compagnie d’aviation nationale Air Mauritius, Paul Bérenger a soutenu que la responsabilité du ministre et VPM Xavier-Luc Duval est engagée dans celle-ci puisque ce dernier était ministre du GM Ramgoolam. La responsabilité du leader du PMSD est également engagée dans l’affaire Betamax et l’affaire BAI depuis 2013, ajoute Paul Bérenger. Pour lui, Xavier-Luc Duval essaie de se soustraire de cette affaire en se lavant de toute responsabilité. Le leader des mauves s’est dit également choqué par le refus de SAJ de commenter la situation à Air Mauritius lorsqu’il était interrogé par la presse lors de l’inauguration du Yu-Lounge à l’aéroport. Ce dernier a préféré laisser cette tâche à XLD en personne, « pour ne pas froisser Xavier-Luc Duval », a déclaré Paul Bérenger, reprenant les paroles de SAJ. Ce qui lui fait dire que « SAJ ne contrôle plus rien ». Toujours au sein d’Air Mauritius, Paul Bérenger a critiqué la composition du board avec comme membres Bissoon Mungroo et Prakash Manthoora…
Paul Bérenger s’en est pris au gouvernement qu’il accuse d’être « complètement dépassé », en faisant référence aux scandales BAI/Bramer. « L’affaire BAI va polluer le mood des affaires pendant longtemps par la faute du gouvernement qui n’arrive pas à gérer le dossier correctement », a déclaré le leader des mauves. Paul Bérenger soutient par ailleurs que le MSM « traite le Parlement de la même manière que le PTr » en renvoyant la séance du mardi à ce mercredi : cela représente une façon pour le parti au pouvoir d’éviter les Parliamentary Questions (PQ), dit-il. Selon Paul Bérenger, le MMM a pas moins de 20 questions dont certaines adressées à Xavier-Luc Duval sur l’affaire Air Mauritius.
Autre scandale financier, l’affaire de la Mauritius Post and Cooperative Bank (MPCB) où « certains au gouvernement tentent de gracier Rakesh Gooljaury », selon Paul Bérenger. Le leader des mauves a une fois de plus critiqué les nominations au sein des corps para-étatiques avec des membres du MSM à la MPCB, ce qui démontre selon Bérenger « une politisation à outrance » des institutions. Le ministre des Finances, affirme le leader des mauves, est « dépassé » et ne « contrôle plus rien ». Paul Bérenger craint par ailleurs de ne pas voir la création d’une banque pour les Petites et Moyennes Entreprises (PME) comme annoncée dans le Budget, étant donné que l’État en dispose de quatre désormais, la dernière étant la National Commercial Bank (NCB).
Autre volet de la conférence de presse : la prise de position du Bar Council concernant certaines méthodes employées par la police. Paul Bérenger a cité pour exemple l’arrestation de l’avoué Pazany Thandrayen où ses droits constitutionnels n’auraient pas été respectés, selon le leader de l’opposition. « Je félicite le Bar Council. Il est vrai de dire que si nous ne réagissons pas, nous irons droit vers la dictature », déclare Paul Bérenger. « Je compte sur le nouveau Commissaire de Police pour prendre les décisions qui s’imposent. Il dispose de beaucoup de bonne volonté. Il faut un changement drastique au sein du Central Criminal Investigation Departement (CCID), à commencer par le N° 1, Hemant Jangi ».
Paul Bérenger affirme avoir pris note des résultats des élections en Grande-Bretagne vu l’enjeu concernant le dossier Chagos et a constaté que tous les sondages et experts se sont trompés en affirmant que ces élections n’allaient voir aucun parti remporter une majorité.