Le leader du MMM, Paul Bérenger, a estimé samedi que le ministre mentor « doit changer son attitude » au parlement. « L’attitude du ministre mentor au parlement est inacceptable. Nous n’accepterons pas qu’il réponde aux questions comme il l’a fait mardi dernier. C’est un manque de respect au parlement et envers les membres de l’opposition », a-t-il dit.
« Si li oule kontinie nou pou lev lager. Il n’est pas le propriétaire du parlement et ne peut se permettre de répondre quand il veut et de ne pas le faire lorsqu’il ne le veut pas. C’est inacceptable ! » a-t-il ajouté, estimant que cette attitude « résulte du fait que son esclave, Showkutally Soodhun, a dû démissionner » du gouvernement. « Mentor ou pas, il est responsable de deux départements clés, soit la police et la prison, à un moment où la drogue fait des ravages et où lapolis pe fane a gos a drwat. » Selon lui, il est « clair » que sir Anerood Jugnauth « n’a plus ces responsabilités car il est complètement dépassé et n’est plus qualifié pour occuper ce genre de responsabilités ». Et de poursuivre : « Li pa etonan ki telefon portab fer piti dan prison ! »
Paul Bérenger a par ailleurs dénoncé la nomination de Roubina Jadoo en tant que ministre « après ce qui s’est passé devant la commission » sur la drogue. « Elle est l’avocate des trafiquants les plus connus et il est même arrivé qu’elle rencontre 37 prisonniers en un seul jour », a-t-il dit. 
Concernant l’affaire Sobrinho, Paul Bérenger a estimé que la FSC « n’a pas été à la hauteur » depuis les dernières élections. « Il semble que le BoI s’est ressaisi et a imposé des conditions très dures sur Sobrinho lorsqu’il a voulu acheter des biens immobiliers dans le nord », a lancé le leader du MMM. Ce dernier a d’ailleurs affirmé suivre « avec intérêt » ce qui se passe en Angola, où la corruption a atteint des sommets. Toutefois, dit-il, le nouveau président de ce pays « a commencé à mettre de l’ordre dans ce désordre » et « a promis de nettoyer l’Angola ». Paul Bérenger a ensuite dit adresser « un sévère “warning” au FSC pour lui dire que l’heure des comptes est arrivée et qu’il faut cesser de faire du tort à Maurice », avant de demander au BoI de « ne pas céder », réitérant ainsi que « l’heure des comptes a commencé à sonner ». 
Paul Bérenger a ensuite exprimé ses plus vives sympathies à la famille de Dinesh Domah, qui a perdu la vie dans l’incendie du Shoprite de Trianon, et dont le corps a été retrouvé hier après-midi. « C’est très triste », dit-il. Pour le leader du MMM, des « lacunes » ont été constatées lors du sinistre. « Il est clair que les pompiers sont sous-équipés et il paraît d’autre part que les conditions de sécurité n’ont pas été respectées », a-t-il observé avant de dire son souhait que « des leçons soient tirées sur ce qui s’est passé » et que « des mesures correctives soient apportées ». 
Quant à la question du salaire minimum et de la “negative income tax”, il a estimé que ces dossiers ont été « mal gérés, au point que les deux dossiers se sont imbriqués ». En fin de compte, dit-il, « la “negative income tax” ne touchera que quelques milliers de personnes ». Selon lui, le Premier ministre devrait en outre donner « tous les chiffres nécessaires » dans le cadre d’une interpellation de Reza Uteem au parlement demain. « Le gouvernement a envoyé le mauvais signal car alors qu’on discutait du salaire minimum, il est venu avec la “negative income tax”. Il était normal que les syndicats estiment que le minimum vital devrait être de Rs 10 000 », a-t-il estimé. 
Paul Bérenger a également évoqué la situation au Zimbabwe, souhaitant que la situation soit « réglée dans la légalité ». Sur ce chapitre, il a dit souhaiter que Maurice, « qui dispose d’une commission électorale et d’un commissaire électoral exemplaires », offre son aide aux autorités zimbabwéenne en vue des prochaines élections qui doivent avoir lieu dans ce pays. Concluant, le leader mauve a estimé que Robert Mugabe « aurait dû soumettre sa démission en tant président » du Zimbabwe.