Fidèle à son habitude, le leader des mauves, Paul Bérenger a réuni la presse à l’hôtel Hennessy à Ebène,  afin de mettre en lumière plusieurs points de l’actualité.

Le congrès régional élargit et les dernières turbulences au sein du MMM ont été au premier rang ce samedi 1er septembre. Son leader est catégorique, son parti est en route pour la victoire aux prochaines élections. Dans une lutte à trois, il explique que les derniers événements, soit des défections, n’ont en aucun cas affecté le MMM.

Le leader des mauves a également commenté la tournure des événements à Genève, où, le comité des Nations Unis pour l’élimination sur la discrimination raciale sous toutes ses formes, a soumis un rapport. Il est d’avis que « nu Attorney General inn fer moris perdi point ». Toutefois ce dernier déclare que nous ne sommes pas obligés d’adopter toutes les recommandations proposés dans le rapport, car « notre île a ses spécificités, sa propre histoire, sa propre expérience », a-t-il fait ressortir.

Les deux textes de loi, sur le financement politique et la réforme électorale ont aussi été abordés lors de cette conférence. Il déplore ainsi la manière dont ces dossiers sont traités par le gouvernement. « À ce qu’il parait les deux dossiers etaient prêts et devaient être présenté devant le Conseil des ministres hier, toutefois rien de ceci n’a eu lieu. C’est clair que ces deux dossiers sont prisonniers des differents comité ministériel misent sur pied par Pravind Jugnauth », soutient Paul Bérenger.

En ce qui concerne le projet de loi sur le financement politique, Paul Bérenger se dit sceptique, « c’est difficile de croire que le MSM, qui est complètement dans le money-politics, viendra avec une bonne loi pour contrôler le financement des partis politique et des campagnes électorales en général« .

Le départ de l’homme d’affaire Alvano Sobrihno a également été abordé, « il est parti mais beaucoup de questions sont restées sans réponse ». Selon lui, il y a eu un deal et un complot entre Pravind Jugnauth et l’ICAC, « selon moi c’est Pravind Jugnauth qui l’a fait venir tout en lui donnant les garanties nécessaires et l’ICAC a joué son rôle comme toujours ». 

« L’ICAC, lui même, avait fait mention que l’enquête était sur le point d’être bouclé pour après tout récemment venir dire que ce cas prendra probablement des années », a-t-il lancé avant de poursuivre, « nous n’avons aucune confiance en l’ICAC ».

Paul Bérenger déclare également que c’est surprenant qu' »à aucun moment, il y a eu une tentative de la part de la commission Cauhnye pour questionner Alvaro Sobrihnoalors qu’évidemment l’affaire Sobrihno et Gurib-Fakim est complètement lié », a-t-il déploré.

Optimiste sur sa victoire, il se dit convaincu que ces deux dossiers pourront être éclaircis uniquement après les prochaines élections générales.