Le leader de l’opposition et du MMM a tiré samedi la sonnette d’alarme contre le risque de “rolling black-out”. Paul Bérenger a souhaité la publication du rapport de la Banque mondiale sur la situation concernant la fourniture d’énergie électrique dans l’île. Concernant le traité de non double imposition entre Maurice et l’Inde, il a souhaité que les lettres que le ministre des Finances a adressées à son homologue indien par le biais de la Indian High Commission soient rendues publiques.
Paul Bérenger a estimé que trop de temps a été perdu dans le projet de production de 60 MW additionnels à partir de l’huile lourde. On continue à tourner en rond concernant l’achat de quatre moteurs de 15 MW ou trois moteurs de 20 MW, dit-il, en accusant le ministre des Services publics, Ivan Collendavelloo, d’avoir perdu de temps sur ce projet. En ce qui concerne le projet CT Power, il a rappelé les réponses données par Ivan Collendavelloo au parlement dans le sillage d’une PNQ. Il accuse le ministre d’avoir créé une confusion sur cette question.
Paul Bérenger rappelle à ce propos avoir réclamé et obtenu, sous le précédent gouvernement, qu’un rapport d’un expert de la Banque mondiale soit rendu public. « Le pays tout entier a le droit de prendre connaissance des recommandations faites par cet expert », estime le leader de l’opposition. Ce dernier déclare surtout vouloir connaître l’opinion de l’expert de la BM sur les risques de rolling black-out, la fiabilité d’un recours au gaz naturel comme substitut de production et les possibilités de production à partir de sources renouvelables.
Commentant l’institution de la commission d’enquête sur la drogue, le leader de l’opposition réitère son regret que les attributions de la commission insistent trop sur la répression et non pas sur la réhabilitation et la réinsertion des toxicomanes.
Au chapitre de la santé, il a dénoncé « le mépris et l’arrogance inacceptables » dont a fait preuve, selon lui, le ministre de tutelle, Anil Gayan, à l’encontre des ONG qui viennent en aide aux victimes de la toxicomanie ainsi qu’à l’encontre des toxicomanes eux-mêmes autour de la nouvelle politique décidée par son ministère en ce qui concerne le traitement de réhabilitation à partir de la méthadone.
Concernant le traité de non-double imposition avec l’Inde, Paul Bérenger soutient que les ministres Vishnu Lutchmeenaraidoo et Roshi Bhadain n’ont pas traité ce dossier comme il le fallait. Il affirme que le projet de protocole d’accord était sur la bonne voie et mettait en valeur les trois points fondamentaux, à savoir la Capital Gains Tax, la Withholding Tax et la Grand-fathering Clause. Le contenu des minutes of proceedings qui ont été signés par Dev Manraj, dit-il, préconise le contraire de ce qui était prévu dans le projet de protocole. « Maintenant le ministre des Finances essaie de corriger le tir ». Selon le leader de l’opposition, le ministre des Finances aurait écrit à son homologue indien en pas moins de trois reprises. Il a demandé que toutes ces lettres soient rendues publiques.
Concernant la situation au niveau de la force policière, Paul Bérenger a estimé qu’il est urgent de la réformer en profondeur. Il a dénoncé ce qu’il estime être une manipulation outrancière de la MCIT, d’une façon « pire que ce qu’on a connu sous le gouvernement de Ramgoolam ».
Interrogé au sujet de la police, le leader de l’opposition a parlé d’« État policier ». Il a voulu pour preuve que des officiers de police ont récemment interrogé l’imprimeur des affiches du MMM. De plus, à chaque fois que le MMM organise une conférence de presse, dit-il, des officiers viennent interroger les responsables qui ont prêté leur salle pour cette activité de l’opposition.