Le leader du MMM, Paul Bérenger, a lancé samedi une mise en garde contre l’utilisation de la SICOM par le gouvernement pour résoudre le problème de Super Cash Back Gold (SCBG) et Bramer Asset Management (BAM). Il a également fait état des craintes de la population concernant le financement du métro express.
« Pa rod servi SICOM pou tir gouvernman dan trou ki li finn fouye limem », a lancé Paul Bérenger à l’encontre du gouvernement, en insistant sur le fait que la SICOM, « c’est l’argent des salariés et des pensionnaires ». Le leader du MMM a évoqué la possibilité de vente de la National Insurance Company (NIC) à des investisseurs privés, locaux ou étrangers, afin d’obtenir de l’argent pour rembourser les clients de SCBG et de BAM. Il est d’avis que dans cette optique, le gouvernement devrait avant tout obtenir des « garanties fermes concernant la protection des droits et des privilèges des 135 280 épargnants » de cette compagnie d’assurances.
Paul Bérenger a également renouvelé la solidarité du MMM avec les grévistes de la faim et a demandé au gouvernement de « respecter sa parole » concernant les promesses faites par le passé aux clients de la défunte BAI. Il a rappelé que l’écroulement de la BAI a commencé par la révocation de la licence de la Bramer Bank le 2 avril 2015. Avant cette révocation, a-t-il relevé, sir Anerood Jugnauth, Pravind Jugnauth et Roshi Bhadain avaient tous retiré leur argent de cette banque.
Paul Bérenger a observé que l’annonce que des debentures seraient émises pour faciliter le remboursement des clients « ne s’est jamais concrétisée ». Le leader du MMM s’est montré très critique envers l’actuel ministre des Services financiers, Sudhir Sesungkur, qui « n’a rien trouvé de mieux » que de déclarer aux grévistes de la faim que le gouvernement est à la recherche d’une solution à leur problème. « Deux ans sont déjà passés », a lancé Paul Bérenger.