Le leader du MMM a qualifié la semaine écoulée de semaine de la honte pour le Premier ministre Navin Ramgoolam. Paul Bérenger s’est référé à ses discours prononcés la semaine dernière et en particulier celui à l’occasion de la célébration de la fête Ganesh Chaturthi à Moka.
Le Premier ministre divague, soutient Paul Bérenger. Il en a voulu pour preuves les propos que Navin Ramgoolam a tenus au sujet de la déviation de la route pour l’agrandissement de l’hôtel Trou-aux-Biches pour justifier l’octroi d’un permis de construction d’un restaurant par le pandit Sungkur dans le parking de la plage publique. Or, a-t-il dit, Navin Ramgoolam a lui même participé à l’inauguration du siège social de l’hôtel. Quant aux ralentisseurs enlevés le long de la route menant à Flic-en-Flac à l’occasion de la visite du président chinois, le leader du MMM a observé que c’est sous le premier ministership de Navin Ramgoolam que cela a été fait.
Le leader de l’Opposition a critiqué également le Premier ministre pour avoir fait les éloges du ministre de l’Éducation supérieure Rajesh Jeetah. « Il a voulu faire croire qu’il est en faveur de la démocratisation économique. Or, cela équivaut à aider ses petits copains et petites copines. »
Toujours au sujet de la plage de Trou-aux-Biches, Paul Bérenger a fait circuler une correspondance du ministère des Terres au sujet d’un projet d’attribution d’un terrain à Jayraj Woochit. La lettre indique que ce terrain fait partie d’une superficie sur laquelle se trouvent les locaux des garde-côtes. Il affirme que, selon ses renseignements, certains voulaient déplacer les bureaux des garde-côtes. « Voilà la démocratisation de l’économie » a-t-il lancé.
Pour lui, la vraie démocratisation de l’économie consiste en la nomination des travailleurs au sein des conseils d’administration des entreprises publiques et l’encouragement des travailleurs dans l’actionnariat  des entreprises. Il a cité entre autres la création du Sugar Investment Trust (SIT) qui a permis la participation des travailleurs aux capitaux des établissements sucriers. Il a déploré que le gouvernement actuel utilise le SIT pour faire de la spéculation foncière. La démocratisation au niveau de l’éducation consiste à faire de gros business et à soutenir l’empire des Jeetah, dont les diplômes ne valent rien, dit-il. Selon lui, la façon dont l’EIILM University traite l’University Grants Commission constitue une insulte à l’Inde.
Interrogé au sujet du terrain de St-Félix, Paul Bérenger a expliqué que la route qui longeait la côte était un danger public et plusieurs accidents y ont été enregistrés. Le déplacement de la route a permis de créer une zone touristique où des hôtels de niveau international ont été construits. Il a expliqué que plusieurs projets sociaux prévus dans le cadre du plan de développement initial n’ont pas été concrétisés par l’actuel gouvernement.
Au sujet de la réforme électorale, Paul Bérenger a affirmé ne pas prendre le Premier ministre au sérieux. Et quant à son retour au Parlement, il a observé qu’aucune décision n’a été prise et que c’est en équipe que cela se décidera.
Le leader de l’Opposition Alan Ganoo est revenu, lui, sur le dossier de l’éducation tertiaire et de l’EIILM. Il a soutenu que « nous payons aujourd’hui les conséquences du laxisme des autorités » et a déploré les tentatives du gouvernement d’embarrasser l’Inde en critiquant l’University Grants Commission.