Plusieurs orateurs au meeting que le Remake 2000 a tenu hier en fin d’après-midi à Corner, Abercrombie, ont émis de vives critiques contre certains aspects du nouvel aéroport de Plaisance. Si le leader de l’alliance MMM/MSM, sir Anerood Jugnauth, s’est interrogé sur ce qu’aura coûté la cérémonie d’inauguration qui se tenait à la même heure où il se trouvait sur l’estrade, Ariane Navarre-Marie a trouvé qu’il fallait changer le nom de l’aéroport pour le rebaptiser « Nandanee Sornack International Airport », étant donné que celle-ci y possède plusieurs lieux de commerce.
Paul Bérenger, tout comme sir Anerood après lui, a expliqué pourquoi le Remake a été mis sur pied il y a maintenant un an. « Nou finn kre Remake pou sap pei, pou fors Ramgoolam donn eleksion. Nou ti anvisaz met gouvernman en minorite. Me gras à transfiz, la fors la mone me ousi gras à PMSD, nou pa finn resi », déclare et insiste le leader des mauves.
Parlant des bleus, l’orateur a soutenu que Xavier-Luc Duval continue à rester au sein du gouvernement malgré les humiliations qu’on lui inflige. La dernière en date est venue de Manou Bheenick, pas plus tard que cette semaine, estime-t-il. Il évoque par la suite la corruption, pour dire que des institutions telles que le judiciaire et l’ICAC ne sont pas épargnées. En outre, la démocratie est violée, dit-il.
Paul Bérenger aborde également la situation financière, qui va de mal en pis, dit-il. Il considère que le peuple paye cher les gabegies du gouvernement, que ce soit pour le ticket d’autobus pour pallier à l’incompétence de la direction de la CNT et aussi pour les tarifs d’eau qui augmenteront malgré le fait qu’année après année, le peuple doit subir des coupures. Il ne s’attend pas à ce que le prochain budget fera mieux que celui de 2013. « Naryen pa pou sanze », conclut-il.
Clôturant le meeting, sir Anerood a tenu Navin Ramgoolam responsable de tous les malheurs du pays. « Kiltir travayis se amenn pei ver la rwinn. Se enn pei en rwinn ki sir Seewoosagur Ramgoolam finn kite an 1982. Rezman ki ti finn ena sanzman, sa finn permet nou remet pei lor ray. Zordi piti la pe fer plis ki so papa », commente-t-il. Il trouve que le peuple est prêt pour un changement de leadership.