« Local Government Bill se enn la lwa kapon », soutient le leader du Mouvement mauricien social démocrate (MMSD). Lors d’une conférence de presse, vendredi dernier, Éric Guimbeau a déploré que ce projet de loi prive les députés du droit de se porter candidats aux élections municipales.
Le leader du MMSD n’a pas manqué de faire état des détériorations des relations entre le Mouvement socialiste militant (MSM) et le Parti travailliste (Ptr). Il soutient qu’un membre influent du MSM a approché le leader du Mouvement militant mauricien (MMM) Paul Bérenger.
Le leader du MMSD s’est insurgé contre le Local Government Bill dont les dispositions interdisent aux députés de se porter candidats aux élections municipales. À ce chapitre, le leader du MMSD dira que son parti est « serein et prêt » pour les élections. « Nou pou galoupe kan lekours la large. Nou pou la dan Curepipe », dit-il.
Au chapitre politique, Éric Guimbeau a affirmé que les relations entre membres du MSM et du Ptr se détériorent, à en juger par « la manière dont les membres du MSM sont traités par ceux du Ptr au Parlement ». « Ptr pe mal azir anver zot partner MSM. Fode get sa bann pik zot lanse ant depite dan l’Asanble », dit-il. Selon lui, un membre influent du MSM souhaiterait discuter avec le leader de l’opposition, Paul Bérenger, « akoz zot nepli kapav sibir sa bann imiliasion du Ptr ». Interrogé sur le contenu précis de ces discussions, Éric Guimbeau répond : « Kan mo dir diskision, zot bizin kone ki sa oule dir. »
Le leader du MMSD réclame une commission d’enquête sur la State Trading Corporation et qualifie l’affaire MedPoint de véritable « aberration », en conseillant à Yodhun Bissessur de « retrouver la mémoire au plus vite » afin de livrer son témoignage à l’ICAC pour les besoins de l’enquête. Il ajoute que l’image de Maurice sur la scène internationale a pris un sérieux coup, ce qui a des conséquences négatives sur l’investissement.
Rajeshparee Vencatapillay, responsable de l’aile féminine du MMSD, a exhorté les femmes à s’engager en politique. Pedro Nynapen, membre consultatif du parti et ex-conseiller de Curepipe, affirme pour sa part « n’avoir jamais vu autant de scandales que depuis que le Ptr est au pouvoir ».