Le leader du MMSD a insisté sur une loi contre la misère pour que le gouvernement fasse de la lutte contre ce fléau une priorité au plan national. C’était lors d’une rencontre avec la presse alors qu’il dévoilait un autre volet de son programme électoral. Côté politique, « c’est le calme plat. Pour nous, le travail continue. Nou pa roder bout me nou pe vinn avek enn program de sosiete », a affirmé Eric Guimbeau.
Croire et Oser : pour une vraie démocratisation. Tel est le thème de ce volet abordé par le leader du MMSD. La lutte contre la misère ne saurait aboutir selon lui sans un changement dans cette mentalité qui consiste à « nek trouv la mone partou » Il estime en ce sens que le ministère de l’Intégration sociale se doit d’assurer le suivi dans cette conjoncture et que cette loi pourra s’accompagner des fonds nécessaires. Le leader du parti met l’accent sur le logement, « le berceau de la famille » avec la contribution de secteurs brassant des profits par milliards tels le secteurs financier et celui des jeux de hasard. Et de se montrer catégorique s’agissant du monde hippique : « Nous ne sommes pas contre une commission d’enquête remontant aux dix dernières années. Seki bizin ferme, bizin ferme ». Il demande par ailleurs l’abolition du Sale by Levy. « Se enn krim sezi lakaz malere, zet matla, lili ». Eric Guimbeau prône également la démocratisation de l’accès aux finances avec l’application urgente du rapport du Task Force de la BoM. Il importe, selon lui, de faciliter les PME, d’offrir des facilités aux éleveurs de porc et de privilégier la main d’oeuvre locale.
Le leader du MMSD s’est exprimé en faveur des petits planteurs et tire la sonnette d’alarme au vu des profits excessifs d’une part avec les dérivés de la canne et la menace qui pèse d’autre part sur les revenus des petits planteurs.
Outre la misère, il a abordé le volet Maurice Île Durable. Selon lui, toute exploitation commerciale des ressources naturelles comme le basalt, les roches, l’eau ou le sable devrait payer une contribution à l’État. S’agissant du charbon et autre activité mettant en péril la santé et l’environnement, le politique souligne la nécessité de s’acquitter d’une taxe.
La secrétaire générale du MMSD, Radhika Jagatsingh-Beehuspoteea, a pour sa part plaidé pour un carnet de santé à l’intention des personnes âgées. En 2013, il y avait 13% de plus de personnes âgées de 60 ans et en 2050, met-elle en exergue, on en comptera 30%. D’où la nécessité d’une nouvelle stratégie car « souvent, il n’y a aucun suivi …Il y a risque d’avoir le même traitement deux fois faute de record ». Elle propose qu’un hotline soit mis en place par le gouvernement pour tous les problèmes liés aux seniors et que des couvertures leur soient distribués au vu du changement climatique où il fait plus froid en hiver.