Éric Guimbeau a tenu un point de presse hier après-midi au Labama House, Port-Louis, pour faire état de la situation politique qui dit-il, est semblable au cargo Angel 1. Pour le leader du Mouvement Mauricien Social Démocrate, le pays va mal et face à ce malaise, il serait bon de se tourner vers les élections générales.
Jouant franc jeu, Éric Guimbeau dira aux journalistes présents qu’il a rencontré le PM, Navin Ramgoolam, pendant une heure, il y a quelques jours, suite à l’invitation de ce dernier. La conversation a été très cordiale et, insiste-t-il, s’est déroulée sur deux axes essentielles : la réforme électorale qui est la préoccupation du jour et le combat contre la corruption. Le ministre lui a également fait part de la visite au mois de septembre d’un expert étranger qui parlera de la réforme électorale. « Mo pas finn zoine Navin pu gagn enn post miniss. Dans MMSD, nu passe par gran laporte, péna transfuge, mo ena respect pu mo lectorat. Le PM connaît ma sincérité et mon intégrité en ce sens et il a accepté ma démarche. » Commentant le dossier MedPoint, Éric Guimbeau insiste que l’ICAC doit faire son travail.  Commentant la déclaration de Maya Hanoomanjee « J’ai tout dit. », il précise que « l’ICAC doit maintenant interroger Rajesh Jeetah et ce senior minister pour clore au plus vite cette enquête. Ki li miniss, dépité, ena enn sel état de droit, bizin bouclé enquett MedPoint au plus vite. Bizin l’ICAC pas guet figir et emprisonn bann coupab. » Dans le même volet, il demande à l’ICAC que Krishan Malhotra soit interrogé.
« Monn tann dire ki cash là fine all are enn politisyen, mais mo laisse l’ICAC fer so travail. Sorte Rs 75 millions pu vinn Rs 144 millions, cot tout sa cash là fine alé. On devrait commencer par vérifier les comptes bancaires de Malhotra et voir également s’il n’y a pas d’autres investissements bancaires outre-mer. Lor ki compte cash là finn alé. » Il a rappelé que son parti le MMSD est toujours prêt à se battre contre la corruption. « Nous croyons dans la vérité, la transparence et l’intégrité. » Pour Eric Guimbeau, le pays va mal et face à ce malaise, il serait bon de se tourner vers des élections générales. « Parlement bizin dissoud. 36 députés gouvernements, 33 dans l’opposition, li ingérable. Il faut vite trouver une solution à la réforme électorale, dissoudre le Parlement et mettre sur pied les élections générales. Le pays a besoin d’une équipe crédible et des gens honnêtes pour travailler pour le pays. Bizin retourne le pep so vote et laisse li voter. » L’idéal selon Éric Guimbeau serait d’avoir recours à un “Free corner fight” Ajoutant : « Ce qu’on veut, c’est la tenue des élections générales et des élections municipales en même temps. La crise politique, le manque de confiance dans les institutions, nu dans enn État de Koripsyon kot le pep bizin paye conséquences. Si pena réforme électorale, ni dissolution, sel rékour, l’opposition bizin démissionn en blok se ki pu permett éna elektyon général. » Il rappelle que le peuple a élu certains éléments du MSM pour qu’ils soient au gouvernement et « maintenant ki zot dans l’opposition, cela cré enn malez. Mo ti dire en 2010, ki l’alliance PTR/MSM pas pu dire, mo finn cause moutouc, ki situation là pu dégénérer. » Éric Guimbeau dit qu’il serait bon d’avoir un président au pouvoir et « enn PM qui roule so cabiné entouré de bann miniss ki lé travay pu la bonne marse de zot pays et pas ban roder bout. »
Il a aussi fait un commentaire sur la montée du prix du ciment : « Li komik sitiasyon là, pri ciment inn augmente a koz pirate somalyen ou a koz pirates miniss. » Présent également à la conférence, Rajesparee Vencatapillay, responsable de l’aile féminine du parti MMSD qui tout en faisant les éloges de son leader n’a pas manqué de rappeler que les femmes ont été oubliées. « Nu représente 52 % bann madam dans pays, et nu senti nu exclu. Mo dire bann madam, aret laisse zot piégé par bann parol qui gouvernma finn dire zot. Dé madam dans MSM finn démissionné ki fer pane remplace zot par lézot madam. »