Le leader du MNM Serge Antoine a tenu un point de presse ce matin dans la capitale pour commenter l’actualité politique qui est selon lui en « effervescence ». Il a fait une sortie en règle contre le parti soleil en soutenant que « c’est une descente aux enfers pour le MSM » et a aussi exliqué qu’il a adressé une lettre à la Central CID pour que Pravind Jugnauth soit convoqué pour qu’il divulgue ses informations sur les dossiers mentionnés au cours d’un point de presse mardi.
Commentant la réforme électorale que souhaite le MMM, Serge Antoine, leader du Mouvement National Mauricien (MNM) a déclaré que c’est un « grand pas » en avant mais reproche cependant à ce parti de « n’avoir rien fait » quand il était au pouvoir pour la réforme électorale. « Le reproche que j’ai à faire au MMM c’est que durant cinq ans il a goûté au pouvoir et il n’a rien fait concrètement en ce qui concerne la réforme électorale. La deuxième République est une bonne chose, still is very good d’avoir un Président avec un pouvoir exécutif et d’avoir un Premier ministre aussi qui dirige the day to day running du gouvernement », a précisé Serge Antoine.
Par ailleurs, le leader du MNM a soutenu que « Paul Bérenger se sert de l’Icac et du MSM pour retourner au pouvoir. C’est une descente aux enfers pour le MSM. May be they will take ten more years to go back to power and may be never. C’est un recul terrible pour le MSM. Ils ont lutté pour être au pouvoir. Et une fois au pouvoir, ils ont regardé les intérêts familiaux au lieu de travailler pour le peuple ».
Serge Antoine a envoyé une lettre hier à la Central CID, suite à la conférence de presse de Pravind Jugnauth mardi où le leader du parti soleil a expliqué qu’il compte faire des révélations à l’avenir sur les dossiers de Bel-Ombre, Balaclava, Palmar, Les Salines et Tianli. Il demande à la Central CID de convoquer le leader du MSM pour qu’il dévoile ses informations sur les cinq dossiers. « S’il vient avec des documents solides le pays en sortira gagnant. C’est dommage qu’il a attendu d’être hors du pouvoir pour cracher le morceau. C’est déplorable confier cela à la presse au lieu d’avoir directement rencontré les autorités… » soutient M. Antoine.